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 Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]

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MessageSujet: Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]   Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Icon_minitimeDim 19 Fév - 16:17




Une patiente à sauver ...



Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] 35282181 Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Averuy10





    Jackson était installait tranquillement sur l’un des brancards présent dans le couloir. Le jeune homme remplissait des dossiers afin de ne pas être en retard. Car il savait quelle pagaille s’était quand il en avait trop à remplir. Il était tard et il n’était même pas de garde mais était quand même resté. Il avait regardé une opération de neurochirurgie avec le Docteur Shepherd. Il ne savait pas vraiment qui était de garde ce soir. Il savait seulement qu’April était déjà rentré à la maison. Jackson n’avait pas vraiment envie de rentrer en plus, il passerait peut être chez Joe tout à l’heure quand il serait décidé à quitter les lieux. Le jeune homme voulait donner des directives aux internes de garde avant de partir mais il ne les avait pas croisés. Il les biperait peut-être tout à l’heure. Et puis s’il était encore là, c’est qu’il voulait garder un œil sur l’une de ses patientes. Elle se nommait Nina Jones. Elle avait une vingtaine d’année. Jackson connaissait son cas par cœur. Il avait étudié son dossier. Il s’était attaché à cette patiente. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais il y avait quelque chose en elle d’attachant. Elle était souvent seule en raison de l’éloignement de ses parents. Il n’habitait pas dans le coin. Il habitait dans l’Arizona, là où Jackson avait vécu pendant son enfance. Peut-être était-ce cela qui rapprochait le résident de sa patiente. La jeune femme avait des problèmes cardiaques. Son opération était prévue pour demain. Ainsi après celle-ci, elle pourrait vivre une vie relativement normale.

    Jackson se leva du lit sur lequel il était assis. Il voulait aller se chercher quelque chose à manger. Il voulait avoir un peu plus d’énergie. Il sentait qu’il allait s’endormir s’il ne bougeait pas. Il glissa une pièce dans la machine et prit une barre chocolatée. Il croqua dedans celle-ci puis se prit un café. Il avait décidé de rester là même s’il n’était pas de garde. Après tout cela ne lui ferait que du bien. Si un supe cas arrivait cette nuit, il était quasiment sur de l’avoir.
    Tout d’un coup, Jackson entendit son bip sonner. Il jeta un coup d’œil dessus. Il commença à courir vers le bureau des infirmières afin de savoir pourquoi on l’avait bipé. Ce n’était pas normal. Il n’était pas à l’hôpital normalement. On n’aurait pas du le biper. Le jeune homme se posta devant l’une des infirmières.

      Infirmière – C’est Nina Jones, elle nous a supplié de vous biper. Elle ne nous a rien dit. Elle veut vous voir et ne veut seulement dire où elle a mal au Docteur Avery. Vous pouvez vous occuper d’elle ?

    Jackson acquiesça d’un signe de tête. Il prit le dossier de Nina des mains de l’infirmière qui l’avait bipé. Il se rendit tranquillement dans la chambre de Nina qui était juste en face du bureau des infirmières. La jeune femme regardait en direction de la fenêtre. Elle semblait regarder la pluie tomber. A Seattle, la pluie était quasiment omniprésente. Pour ceux qui aimaient le soleil et la chaleur, il était inutile de venir s’installer ici. Le climat était différent de l’Arizona mais cela ne dérangeait en aucun ces le jeune résident. Jackson regarda les notes des infirmières sur le dossier puis le posa sur la table à côté du lit. La jeune fille consenti à se tourner vers lui. Elle pleurait. Etait-ce de douleur ? Jackson commençait à se faire du souci. Il s’avança vers elle et la questionna du regard. Elle demeurait silencieuse comme si elle ne pouvait pas parler.

      Jackson Avery – Vous avez mal quelque part ?

    La jeune femme lui fit un sourire et fit un signe négatif de la tête. Jackson pensait bien qu’elle disait vrai. Elle avait visiblement besoin d’une présence. Elle se sentait surement bien seule. Le résident lui fit un sourire et s’installa sur la banquette à côté de lit de Nina. Les minutes passèrent. L’heure se termina. Nina commençait à s’endormir. Jackson sentit ses yeux se fermaient aussi.
    Un cri retentit. Avery ouvrit ses yeux. Il ne savait pas combien de temps il avait dormi. Il tourna la tête vers Nina. C’était elle qui criait de douleur tout en posant sa main sur son thorax. Le jeune homme se précipita vers elle. Il prit son stéthoscope et voulut entendre son cœur pour voir d’où était le problème. Mais la jeune femme eut soudain du mal à respirer. Il devait agir vite. Jackson jeta un coup d’œil sur le monitoring. Soudain le cœur s’arrêta.

      Jackson Avery – Bipez Abby Stuart immédiatement! Et amenez-moi un chariot de réa !

    Cria le jeune homme aux infirmières. Elles avaient visiblement exécuté son premier ordre mais ignoraient le second. Le jeune homme commença le massage cardiaque. Elles étaient là, immobile et regardait Jackson sans agir. Le résident ne comprenait même pas comment on pouvait regarder une femme mourir sans rien faire. Jackson voulait la sauver. Elle ne pouvait pas mourir maintenant. C’était hors de question. Elle avait son opération demain, celle qui la sauverait. On ne pouvait pas la lâcher maintenant. On ne pouvait l’abandonner. Elle devait vivre. Elle était trop jeune pour mourir.

      Jackson Avery – Qu’est-ce que vous fichez ? Apportez-moi un chariot de réa !

    Une des infirmières s’approcha lentement du Docteur Avery. D’une voix douce, elle lui annonça :

      Infirmière – Elle a signé une décharge, Docteur … Nous avons ordre de ne pas réanimer !

    Jackson cria un « non » très audible. Il ne voulait pas abandonner. On ne pouvait pas mourir sans avoir eu la chance de se battre. L’infirmière crut comprendre qu’elle n’arriverait pas à résonner le jeune homme puisqu’elle se recula. Bien. Au moins, elle n’aurait pas quelqu’un l’empêchant de faire son travail. Car c’était son travail de sauver des vies. Ils étaient médecins. Ils étaient là pour remettre des gens sur pieds, pas pour les laisser mourir.
    Jackson continuait le massage cardiaque, attendant inlassablement que quelqu’un coopère avec lui. Son dernier espoir était cette interne … Abby Stuart …



Dernière édition par Jackson Avery le Mer 22 Fév - 22:58, édité 1 fois
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Meredith Grey

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MessageSujet: Re: Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]   Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Icon_minitimeDim 19 Fév - 21:21


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Abby revenait de la cafeteria, l’estomac encore vide faute d’avoir pu trouver quoi que ce soit à manger. Ils devraient prévoir que des internes affamés se jetteraient encore sur la nourriture même après la fermeture ! Elle était affamée, et sa garde ne faisait que commencer. Pourtant Abby avait déjà participé à une opération de neurochirurgie de Shepperd. La neurochirurgie était son domaine de prédilection, et elle entendait bien apprendre le plus de choses possibles ! Shepperd avait prononcé les mots attendus de tous : C’est une belle journée pour sauver des vies

Bizzarrement les gens adoraient quand il disait ça. C’était comme l’annonce qu’aujourd’hui on ne perdrait personne, mais on savait que la vérité était tout autre. Soudain dans l’ascenseur, son bipeur sonna.
Elle lut l’écran pour savoir où elle devait se rendre. Ca semblait vraiment urgent : Cardiologie – Chambre 302

Elle ne savait trop comment réagir, mais appuya immédiatement sur l’étage 3 pour aller en cardiologie. Soudain son cœur s’était mis à battre la chamade. Cela ne faisait pas longtemps qu’elle était là, quand on bipait les internes ce pouvait être pour une urgence du genre un super trauma mais aussi pour quelque chose de bête comme changer une perfusion ou faire une ordonnance. Mais elle avait décidé de prendre chaque appel comme si une vie en dépendait, et jusqu’ici ça n’avait été le cas que deux fois. Mais deux fois où elle avait réagi à temps et où le patient avait été sauvé. Quel bonheur, de se dire que tout ça, toute cette peine, avait servi à sauver quelqu’un. Durant nos études, on nous apprend à ne rien ressentir, à ne pas trop compatir, mais tenir la vie de quelqu’un entre ses mains… ça c’est de l’adrénaline !

L’ascenseur s’arrêta soudain, et les portes s’ouvrirent lentement. En elle-même elle trépignait d’impatience. Mais imaginez, si l’urgence était en fait une perfusion à changer ! On l’aurait peut-être prise pour une hallucinée. Abby sortit en courant, et se dirigea immédiatement vers le service de cardiologie, puis vers la chambre 302, qui était ouverte.
Elle s’arrête à la porte de la chambre, le temps d’évaluer la situation. Des infirmières se trouvaient à coté, mais ne faisaient rien pour aider la patiente. Le Dr Avery était tout près d’elle, regardant le monitoring plat. Une impression étrange la prit… Avery la regarda dans les yeux, et elle put lire le désespoir, l’attachement, puis enfin, l’espoir. C’était poignant.

La vie est faite de choix : Oui ou non. Continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d’autres : aimer ou haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir. Je vais le répéter une dernière fois, pour ceux qui en douteraient encore... La vie est faite de choix. Vivre ou mourir, le choix le plus important, mais la décision nous appartient rarement.

Et là, la patiente en arrêt et les infirmières ne faisant rien, ou on fait un pas en avant, ou on tourne le dos et on s’en va.

Très vite elle comprit qu’Avery avait besoin du chariot de réa, elle se demandait pourquoi les infirmières ne réagissaient pas mais elle s’en fichait : la vie de la patiente dépendait de lui et d’elle. Ils avaient fait un serment : celui de sauver des vies. Le chariot de réa était dans le couloir, elle sortit un instant le temps de le prendre, se cogna en voulant aller trop vite et l’apporta près du jeune homme. Ne sachant que faire d’autres, elle demanda :

Abby – De quoi as-tu besoin ?

Mais elle se rendit compte qu’elle l’avait tutoyé, alors qu’ils ne se connaissaient pas. C’était instinctif, sur le vif, mais qu’importait ?
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MessageSujet: Re: Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]   Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Icon_minitimeDim 19 Fév - 22:10




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    Tout le monde le regardait sans rien faire. Comme s’il n’était qu’un enfant capricieux désirant une friandise que personne ne voulait lui donner. Mais non, il ne se considérait pas comme cela. Il voulait juste sauver une patiente chère à son cœur. Ils avaient prêté serment. Ils exerçaient la médecine. Jackson était devenu chirurgien pour donner un sens à la vie, pour sauver des gens. Mais là, en abandonnant, en arrêtant le massage cardiaque, il allait la tuer. Les infirmières étaient inutiles. Elles auraient très bien pu partir si leur but premier n’était que d’assister à la mort de cette jeune femme. Nina était trop jeune. Avec son intervention de demain, elle aurait la vie devant elle. Il fallait qu’elle vive. On ne pouvait pas faire autrement de toute façon.

    Enfin Abby Stuart arriva. Cette interne était sa dernière chance. Si elle le soutenait, cette fille pourrait vivre. Elle pourrait profiter de sa vie. Elle pourrait faire la fête, devenir mature, avoir des enfants et un mari. On ne pouvait pas l’abandonner comme ça. Jackson était mal. Son attachement pour cette patiente détruisait toutes décisions normales. S’il n’avait pas une relation privilégié avec Nina, il n’aurait pas réagi comme cela. Il n’aurait pas ignoré l’ordre de ne pas réanimé. Il aurait respecté les vœux de la patiente. Le regard du résident et de l’interne se croisa. Jackson cherchait à lui faire sentir les émotions que lui-même ressentaient. Elle ne pouvait pas l’abandonner. Pas maintenant.

    La jeune fille semblait avoir compris puisqu’elle sortie dans le couloir et se ramena avec le chariot de réa. Elle se cogna en voulant aller trop vite. Les internes ne réagissaient pas tous bien face à ce genre de stress. En attendant Jackson avait continué le massage cardiaque. Enfin, la jeune femme arriva à sa hauteur. Il fallait la choquer. C’était la seule chose à faire pour faire redémarrer son cœur.

      Abby Stuart – De quoi as-tu besoin ?


    Des palettes. Le jeune homme avait besoin des palettes. Il fallait agir maintenant. Cela faisait près de sept minutes que la jeune femme était en arrêt. Il n’y avait plus une minute à perdre. Plus les secondes passaient, plus la jeune fille s’éloignait peu à peu de la vie. Le jeune homme les attrapa et se prépara. Il jeta un coup d’œil à l’une des infirmières. Elle était très respectée et aimait bien Avery. Elle devait le prouver aujourd’hui. Elle devait l’aider et ne devait pas l’abandonner.

      Jackson Avery – Chargez à 200 … Dégagez …


    Abby Stuart ne semblait pas savoir quoi faire pour aider Jackson. Lui-même ne savait pas vraiment pourquoi il l’avait appelé elle. Mais il avait besoin de la présence d’un chirurgien à ses côté même si ce n’était qu’un interne. Une première décharge arriva au cœur de Nina. Le jeune Docteur releva la tête vers le monitoring. Rien. Même pas une fibrillation. Cela ne voulait rien dire. Elle ne pouvait pas être encore morte. Il devait réessayer. Le jeune homme reprit les palettes et renouvela la même expérience. Toujours rien. Non cela ne pouvait pas se passer comme ça. Elle devait vivre. Elle ne pouvait pas mourir. C’était hors de question.

      Jackson Avery – Chargez à 300 …


    Expérience renouvelé une nouvelle fois avec un choc électrique plus important. Toujours rien. Le cœur de la patiente ne réagissez pas. Les infirmières avaient sans doute déjà bipé la cardio. Mais elle n’arrivait pas. Jackson se retrouvait seul, sans titulaire pour l’aider. Il devait la garder vivante.

    Tout cela était surement inutile. Cela faisait près de dix minutes que la patiente n’avait pas eu de battements de cœur, ni même de fibrillations … Elle était morte. Mais Avery ne pouvait accepter cette idée. Elle allait bien. Il était avec elle. Et soudain, elle avait fait une crise cardiaque. C’état de sa faute, si ça se trouve. Quelque chose lui avait peut-être échappé.

      Jackson Avery – Passez une dose d’adré ! Chargez à 350 !


    Il n’y avait plus rien à faire. La plupart des gens dans cette pièce en était conscient mais il ne pouvait pas abandonner. Pas tout seul dans tout les cas. Il n’arriverait pas à la laisser mourir. Il ne pouvait pas se raisonner tout seul. Nouveau choc pour le corps de Nina Jones. Toujours rien. Ce cœur était mort …

      Jackson Avery – Repasser une dose d’adré !



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Meredith Grey

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MessageSujet: Re: Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]   Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Icon_minitimeMar 21 Fév - 17:49


Une patiente à sauver ...

Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Averya11


Le chariot était à portée de main d'Avery à présent. Abby n'avait pas reçu de réponse à sa question, il avait tout simplement pris les palettes et les avaient positionnées correctement sur le corps de la patiente. Quant à Abby, elle avait pris le ballon insufflateur et le pressait régulièrement pour continuer à oxygéner le cerveau de la patiente. Elle ne connaissait même pas son prénom... Elle aurait voulu faire plus, mais Avery gérait très bien. La maladresse d'Abby avait complètement disparue pour laisser place à un étrange sentiment d'impuissance. Les infirmières étaient toujours là, derrière eux, avec une mine atterrée tandis que le jeune résident puisait dans ses ultimes ressources pour la sauver. D'ailleurs qu'avait-elle ?

Hormis un mois de stage, le service de cardiologie lui était totalement inconnu. Les études ne préparaient pas à tout, ne préparaient pas à ce genre de situation où la seule chose qu'on a à faire, c'est de continuer à essayer en sachant que nos actes seront vains.


Jackson Avery - Chargez à 200... Dégagez ! Chargez à 300...

Deux chocs consécutifs, Abby avait exécuté les ordres de Jackson sans broncher, de toute façon c'aurait été inutile. En voyant son visage tendu et déterminé, elle savait que pour le moment, il fallait continuer. Il n'arrêterait pas avant d'être sûr qu'il n'y avait plus rien à faire. Que pouvaient-ils avoir en commun ? Un passé, une personne ? Quoi que ce soit, le lien qui les unissaient était très fort, et était en train de se rompre un peu plus à chaque seconde qui passait.
A chaque choc, le monitoring restait plat... son coeur ne battait plus, depuis plus de 10 minutes déjà.


Jackson Avery - Passez une dose d’adré ! Chargez à 350 !

Abby se baissa pour tirer une ampoule d'adrénaline du tiroir du chariot de réanimation, et l'injecta dans le cathéter. Aucune réaction. Nouveau choc, nouvelle dose d'adrénaline. Elle regarda le monitoring pour constater que cela faisait une vingtaine de minutes qu'ils s'acharnaient ainsi. Jackson regardait en même temps mais continuait de fixer inlassablement le corps sans vie de la patiente. Son visage exprimait une tristesse, peut-être fallait-il l'arrêter avant que ça ne dégénère ? Il en avait besoin, il avait besoin que quelqu'un d'autre prenne la décision à sa place. Ce ne serait pas de sa faute, il n'aurait aucune responsabilité et donc pas de culpabilité. Et la seule qui le pouvait, c'était elle, Abby.

Elle comprenait la réaction de Jackson, plus que tout, mais s'acharner ne servait plus à rien. Une dernière solution était à envisager... Parfois on recevait en cardiologie des cas qui s'étaient accoutumés à l'adrénaline à force d'en recevoir lors d'arrêts cardiaques.
Dans ces cas on injectait de l'épinéphrine, même effet, mais aucune accoutumance étant donné qu'elle était rarement injectée.

Abby Stuart - Dr Avery, on pourrait peut-être tenter l'épinéphrine ? Parfois les patients sont trop accoutumés à l'adrénaline et ne réagissent plus... l'épinéphrine serait une solution à envisager, avant qu'il ne soit trop tard...

Elle ne voulait pas trop s'avancer. En tant qu'interne, si elle se mettait mal avec un résident dès sa première année d'internat, elle serait fichue. Elle injecta donc l'épinéphrine dans le cathéter mais toujours aucune réaction... aucun espoir... aucune lueur de vie.
Abby pris alors la main d'Avery, qui tenait une des palettes. Doucement, pour ne pas le brusquer. Elle se sentait mal d'avoir à lui dire stop, mal de décider ainsi de mettre fin à la réanimation. Mais c'était la seule solution.

La main sur son poignet, elle commença à parler d'une voix douce et légère. Vous savez, la voix qui vous hypnotise immédiatement lorsque vous n'êtes pas réveillé et qui vous plonge dans un sommeil profond. Elle essayait de mettre toute l'empathie qu'elle pouvait ressentir, toute la tristesse mais conservait une certaine détermination. Les infirmières l'entendaient-elles ? Elle n'en avait aucune idée. Le monde qui l'entourait n'était que Jackson, elle et la patiente. Il n'y avait plus de place pour le reste...


Abby Stuart - - Dr Avery... Jackson ... On a passé quatres ampoules d'adré, une d'épinéphrine, elle a été choquée à maintes reprises. Je sais que vous tenez à elle, je le voit bien, dans vos yeux... mais on ne peut pas continuer. Son coeur a cessé de battre il y a plus de vingt minutes, et son cerveau a certainement subi des dégats irréversibles. Même si elle se réveille, et il y a peu de chances vous le savez, son cerveau aura été privé d'oxygène et on ne sait pas quelles pourraient être les conséquences. Vous voulez bien arrêter ? On ne lui rendrait pas service en s'acharnant ainsi, si vous tenez vraiment à elle, il faut arrêter.

Elle approcha son autre main de la deuxième palette, et les saisit pour les reposer sur le chariot.
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MessageSujet: Re: Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]   Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Icon_minitimeMar 21 Fév - 21:09

    On devait sauver cette patiente. Elle devait vivre, elle avait toute la vie devant elle. On ne pouvait pas la laisser tomber maintenant. Voilà ce que pensait Jackson. Il n’abandonnerait pas. La vie était faite de choix. Et aujourd’hui, à cette heure-ci, dans cette chambre, Jackson faisait le choix de continuer, de se battre pour sauver la jeune femme. Abby était avec lui. Elle l’aidait, contrairement aux infirmières, dans son action pour sauver Nina Jones. Elle chargeait les palettes, elle oxygénait la jeune femme. Visiblement, Jackson avait bipé la bonne interne. Que faire maintenant pour continuer à se battre pour sa vie. Il avait passé plusieurs dose d’adrénaline et l’avait choqué de nombreuses fois. Il fallait qu’il se creuse la tête afin de trouver une autre solution pout faire redémarrer son cœur. Il était intelligent et avait une famille entière de chirurgien. Il avait sans doute entendu quelque chose qui pourrait l’aider. Mais quoi.

      Abby Stuart – Docteur Avery, on pourrait peut-être tenter l’épinéphrine ? Parfois les patients sont trop accoutumés à l’adrénaline et ne réagissent plus … L’épinéphrine serait une solution à envisager, avant qu’il ne soit trop tard.


    Oui, la jeune interne avait raison. De toute façon, c’était leur dernière chance pour leu patiente. Elle était intelligente. Elle l’aidait. Jackson appréciait beaucoup ce qu’elle faisait pour lui. Elle n’avait sans doute pas vu la demande de non-réanimation mais s’en était surement douté en ayant vu les infirmières restaient plantés comme des piquets devant la patiente qui s’enfonçait. Jackson avait perdu la notion du temps. S’il n’avait pas regardé sa montre, il n’aurait pas cru que cela faisait déjà vingt minutes que le jeune homme s’acharnait pour sauver la vie de sa patiente.

    Il ne pouvait pas arrêté là de toute façon. Rien ne pourrait l’arrêter. Il aurait pu rester encore des heures à se donner des illusions si personne ne l’arrêtaient dans son élan. L’interne injecta donc l’épinéphrine dans le cathéter de la jeune femme. Jackson avait les yeux rivés sur le moniteur. Oui il était sur, dans quelques instants il y aurait un battement de cœur, ou une fibrillation ventriculaire. Mais non, rien. Il n’y avait pas de mouvements. Rien ne montrait qu’il y avait de la vie. Non ce n’était pas possible. Il fallait réessayer. Jackson tenait les palettes entre ses mains. Il fallait juste passer encore une dose d’épinéphrine. Le jeune homme releva la tête pour faire comprendre à Abby, de remettre une dose.
    L’interne n’avait plus le même comportement maintenant. Elle avait la main sur le poignet du résident. Le jeune homme le regardait avec ses grands yeux. Il ne comprenait pas. Non elle ne pouvait pas l’abandonner à son tour. Il fallait qu’elle l’aide à sauver la patiente.

      Abby Stuart – Docteur Avery … Jackson … On a passé quatre ampoules d’adré, une d’épinéphrine, elle a était choqué à maintes reprise.


    Elle était en train de lui faire une liste de tout ce qu’ils avaient fait pour la patiente. Quand quelqu’un faisait cela, ça ne prédisait rien de bon en général. Jackson l’avait une fois pour un confrère et c’était parce que le patient n’avait plus aucune chance. Mais là ce n’était pas le cas. Ca ne pouvait pas être le cas. Elle était jeune, elle n’avait qu’une vingtaine d’année. Elle était jeune. Elle commençait tout juste à vivre. Elle ne pouvait pas mourir. Tout cela Jackson avait du se le dire au moins un million de fois dans sa tête. Il n’arrivait pas à se raisonner tout seul. D’habitude, il y arrivait mais là non. Il s’était attaché à cette patiente et ne pouvait accepter maintenant le fait de devoir abandonner, d’appeler sa famille pour lui dire qu’ils avaient fait tout ce qu’il pouvait.

      Abby Stuart – Je sais que vous tenez à elle, je le vois bien dans vos yeux … Mais on ne peut pas continuer. Son cœur a cessé de battre il y a plus de vingt minutes, et son cerveau a certainement subit des dégâts irréversibles.


    Si on pouvait continuer. Quand on veut, on peut, voilà ce que disait le dicton. Et même si elle a raison, même si elle avait subi des dégâts irréversibles, ne préférait-elle pas vivre que mourir. Non surement pas, puisqu’elle avait signé une décharge. Elle ne voulait pas qu’on s’acharne s’il y avait des complications. Jackson en avait parlé avec elle plusieurs fois, et elle lui avait annoncé ses vœux. Et là, que faisait le jeune homme, il les ignorait. Et faisait subir à son corps d’immenses douleurs. C’était douloureux de se faire choquer, de se faire injecter bon nombre de produits.

      Abby Stuart – Même si elle se réveille, et il y a peu de chances vous le savez, son cerveau aura été privé d’oxygène et on ne sait pas quelles pourraient être les conséquences. Vous voulez bien arrêter ? On ne lui rendrait pas service en s’acharnant ainsi, si vous tenez vraiment à elle, il faut arrêter.


    Sa voix était envoutante. C’était surement ça qui le fit se reculer de quelques pas du lit de la patiente. Il ne faisait plus rien à présent. Elle était morte maintenant. C’était sur. Maintenant qu’ils avaient arrêtés de s’acharner, le cœur ne battait pas. Il n’y avait plus rien à faire. La jeune femme avait perdu la vie. Peut-être qu’Abby avait raison après tout. Peut-être qu’elle était morte depuis vingt minutes, depuis la minute où il avait commencé la réanimation.
    Jackson ne pouvait pas croire que sa patiente était morte. Il devait la surveiller et maintenant elle allait être emmenée à la morgue.

      Jackson Avery – Heure du décès, 22 h 59.


    Annonça le jeune homme en regardant sa montre. Il nota la mort sur le dossier puis le posa sur le lit avant de donner un coup de poing dans le mur en criant une injure. Elle était morte. Maintenant il allait devoir appeler sa famille et lui annoncer la mort de leur fille. Il avait eu confiance en Jackson et lui n’avait même pas été capable de la sauver. Les infirmières étaient sorties de la chambre. Il n’y avait plus que lui et Abby. Jackson avait les yeux rivés sur le mur. Il ne regardait pas l’interne. Il avait cogné avec une telle force dans le mur que sa main saignait. Il s’en fichait. Il avait tué sa patiente, il méritait bien de souffrir un peu. Finalement le jeune homme se laissa glisser le long du mur pour s’assoir sur le sol de la chambre.
    Son regard se porta sur Abby. Il ne savait pas quoi lui dire. Il ne savait pas s’il devait la remercier ou non. Il ne voulait pas la congédier. Non, il avait besoin d’une présence avec lui.

      Jackson Avery – Elle n’aurait pas du mourir. Son intervention était prévue pour le lendemain matin …


    C’était l’une des seules choses qu’il avait trouvé à dire. Il voulait qu’elle comprenne pourquoi il s’était tant acharné pour la sauver. Le jeune était mal. Il ne s’était jamais senti comme ça avec un patient. Il prenait des distances à l’origine avec eux. Maintenant il comprenait pourquoi c’était nécessaire. Il ne referait pas la même erreur de trop s’attacher à un patient, c’était fini.
    Jackson ne savait pas quoi faire. Il ignorait s’il préférait rester ici ou partir.

      Jackson Avery – Voilà pourquoi, j’ai choisi la chirurgie plastique comme spécialité …




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MessageSujet: Re: Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]   Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Icon_minitimeMer 22 Fév - 13:29


Une patiente à sauver ...

Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Averya11



On n’entendait plus que les aiguilles de l’horloge dans la chambre. Abby se demandait comment le temps pouvait encore s’écouler normalement après la perte d’une patiente, puis elle se rappela d’un de ses cours de médecine : « C’est un patient sur un millier, vous en perdrez tout les jours. Alors apprenez à vous contrôler ».

Comment leur professeur avait-il pu dire cela ? La mort n’es pas quelque chose de quantifiable, ici on sauvait des vies, et chaque perte devait être la dernière. Mais le monde ne fonctionnait pas ainsi, malheureusement. Abby avait lâché les mains du jeune résident, qui s’était résigné à la perte de sa patiente. Il avait aussi reculé de quelques pas… pour prendre du recul. Mais rien n’y faisait.

Lorsque l’on souffre d’une horrible perte nous traversons tous cinq étapes de la peine. On passe par le déni car la perte n’est pas envisageable, on ne peut imaginer que c’est réel. On s’énerve contre tout le monde, contre les survivants, contre nous-mêmes. Puis on trouve un arrangement, on supplie, on implore, on offre tout ce qu’on a, on offre nos propres âmes en échange d’un jour de plus. Quand les négociations échouent la colère est difficile à contenir, on tombe dans la dépression, le désespoir, jusqu’à ce qu’on accepte finalement que l’on a tout tenté. On abandonne. On abandonne et on accepte. Le chagrin peut être une chose que l’on a en commun mais il est différent pour tout le monde. Il n’y a pas que la mort dont on fait le deuil, de la vie, d’une perte, d’un changement. Et on se demande pourquoi ça bloque autant parfois, pourquoi ça fait tant de mal mais la chose dont on doit se souvenir c’est que ça peut changer. C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait si mal, qu’on ne peut plus respirer, c’est comme ça qu’on survit. En se rappelant, qu’un jour, qu’en quelque sorte, vous ne le ressentirez plus de la même manière, ça ne fera plus aussi mal. Le chagrin vient à chacun en son temps, de sa propre manière. Alors le mieux que l’on puisse faire, le mieux que chacun puisse faire est de recourir à l’honnêteté. Le truc vraiment merdique, la pire partie du chagrin est que vous ne pouvez le contrôler. Le mieux que l’on puisse faire est d’essayer de laisser nos sentiments quand ils viennent. Et les laisser partir quand on peut. La pire chose c’est qu’à la minute où vous pensez l’avoir surmonté, ça recommence. Et toujours, à chaque fois, vous ne pouvez plus respirer. Le chagrin comporte cinq étapes. Elles nous semblent à tous différentes, mais il y en a toujours cinq : le déni, la colère, les négociations, la dépression, l’acceptation.

Dans la chambre vide, Jackson avait donné un grand coup de poing dans un mur, y laissant des fissures. Le choc avait été plus ou moins violent, et à présent il saignait. Mais apparemment il s’en fichait. Il s’était laissé glisser contre le mur, de lassitude ou de désespoir. Ce n’était pas sa faute. Cette patiente était déjà en cardiologie, et avait déjà des problèmes de cœur avant qu’il ne s’occupe d’elle. On ne pouvait pas prévoir la mort de quelqu’un ainsi. Mais voilà, il s’était attaché à elle, et maintenant en payait le prix. Abby se sentait mal aussi, c’était la deuxième patiente qu’elle perdait, même si elle n’avait pas fait grand-chose. Après tout, elle avait juste décider d’arrêter la réanimation, de stopper comme ça la vie de Nina. Oui, car la patiente s’appelait Nina. Elle l’avait lu sur son dossier lorsqu’elle s’était retournée vers Jackson, le contemplant d’un regard impuissant.


Jackson Avery – Elle n’aurait pas du mourir. Son intervention était prévue pour le lendemain matin …

Ah c’était donc ça… L’intervention de Nina l’aurait sauvée, c’était sur. Elle n’avait qu’à survivre jusque le lendemin et elle serait tirée d’affaire. A cet instant précis, Abby regrettait de ne pas avoir continué. C’était la partie du chagrin qui comprenait les négociations. Si on continuait, elle vivrait non ? Ou si la jeune interne était arrivée plus tôt ? Mais soudain elle se rendit compte de l’absurdité de ses pensées. C’était terminé, l’heure du décès était prononcée, la morgue ne tarderait pas à venir chercher le corps et un autre patient prendrait la chambre. C’était un cycle perpétuel, qu’on ne pouvait arrêter. Abby s’éfforça de le regarder dans les yeux même s’il continuait de fixer le mur.


Abby Stuart – Je suis désolée, vraiment. Je ne sais pas quoi dire, on ne pouvait plus rien faire non ? Ce n’est pas de votre faute, on n’a fait tout ce qu’on a pu… Et elle ne voulait pas êtee réanimée.

Elle s’assit alors à côté de lui, tout à coup vidée de toute énergie. La détresse du résident à coté d’elle la touchait au plus profond d’elle-même. Ce sentiment qui vous ronge sans prévenir, et quand vous vous en rendez compte, il est déjà trop tard. Abby avait envie de pleurer, et pourtant elle savait que c'était puéril. Elle ravala ses larmes, comme elle l'avait fait si souvent dans son enfance... La main d’Avery continuait de saigner, alors Abby prit une compresse dans sa poche. C’est ça qui était superbe, en étant interne on se devait de toujours avoir le nécessaire sur soi : compresses, adhésif, désinfectant… Elle prit sa main et y appliqua les compresses et le désinfectant, la plaie n’était pas profonde, elle jugea les points de sutures inutiles. Mais Jackson, toujours dans ses pensées, lui fit une confidence :

Jackson Avery – Voilà pourquoi, j’ai choisi la chirurgie plastique comme spécialité …

La chirurgie plastique ? Abby en fut étonnée, car d’après ce qu’elle avait vu ce n’était pas sa spécialité de prédilection. Elle avait des préjugés sur cette spécialité, elle pensait que ceux qui la choisissaient avaient peur de la perte, ou même de la vie. Car en chirurgie plastique, la perte d’un patient était très rare. C’était là un choix superficiel, et elle était sure qu’il le savait.

Abby Stuart – Et vous pensez avoir fait le bon choix ? Juste pour ne pas perdre de patients vous avez choisi cette spécialité ?

Cet échange aurait pu tourner court immédiatement, mais elle trouvait ce moment trop précieux pour y mettre fin tout de suite. Elle proposerait surement au jeune résident d’aller voire un verre, était-elle folle ? Il était résident, elle interne. Ils ne se connaissaient pas encore, mais la perte de Nina les liaient à présent.

Abby Stuart – Moi, j’ai choisi la neuro… finit-elle par dire


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MessageSujet: Re: Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]   Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Icon_minitimeMer 22 Fév - 17:34

    L’intervention pour Nina était désormais inutile. Elle était morte. Jackson devrait dire à Altman que l’opération était annulée. Elle lui avait confié sa patiente et elle était désormais plus de ce monde. C’était injuste. La vie était injuste. Dans quelques minutes, la Morgue viendrait la cherchait et emmènerait son corps. Son corps de gamine de vingt ans. Comment était-ce possible de mourir si jeune. Il n’y avait aucune justice. Le jeune homme était sur le sol, assis. Il ne bougeait pas, et avait le regard perdu dans le vague. Cela avait était un gros choc pour le jeune homme. Il s’était beaucoup attaché à cette patiente. Trop même. Maintenant c’était trop tard. Ils avaient arrêté la réanimation. Elle resterait endormie à tout jamais. C’était Abby qui l’avait forcé à stopper. Il aurait surement continué sans elle. Mais la jeune interne avait eu raison après tout. Ils ne pouvaient plus rien faire pour elle. Toute la médecine du monde n’aurait pu la sauver. Jackson aurait pu injecter dans son corps tout les produits inimaginables, cela n’aurait rien changé. La mort était ce qu’il y avait de plus dur dans le métier. A la faculté de médecine, on ne vous apprenait pas comment réagir dans cette situation. On ne vous apprenait pas non plus, que vous perdrez plus de patients que vous n’en sauverez. Il y avait des cas désespéré, qui venait ici pour mourir. Mais quand ils étaient aussi jeunes, ne pouvoir rien faire de plus pour eux était dur à accepter.

      Abby Stuart – Je suis désolée, vraiment. Je ne sais pas quoi dire, on ne pouvait plus rien faire non ? Ce n’est pas de votre faute, on a fait tout ce qu’on a pu … Et elle ne voulait pas être réanimée.


    Non, ils ne pouvaient plus rien faire pour la sauver. Ils avaient déjà tout essayé. Et puis la réanimation, c’était dur pour son corps de subir ça. Ils n’avaient rien pu faire d’autre de toute façon. C’était simplement dur à accepter. Trop dur même. La jeune femme s’excusait auprès de lui. Il n’était pas de la famille, elle n’avait pas besoin de lui dire ça. Mais c’était dur pour un médecin de perdre un patient. Ca ne faisait jamais plaisir de toute façon. C’est pour ça qu’il fallait profiter des rires et des sourires des familles heureuses que leur proche se soit rétabli.

    Elle ne voulait pas être réanimée. Elle l’avait décidé il y a de ça quelques mois. Et pourtant malgré tout, Jackson avait complètement ignoré ses directives. Il l’avait réanimé contre sa volonté. Il n’avait pas respecté ses choix.

    Abby vint s’assoir à côté de lui. Cela faisait un peu de bien au jeune homme. Avoir de la compagne était mieux qu’être seul. Soudain la jeune femme bougea. Elle sortit de sa poche une compresse. Jackson ne comprit pas tout de suite. Mais quand il l’a vit soigner sa main, il se remémora ce qu’il avait fait après la mort de sa patiente. C’était puéril de taper dans un mur pour évacue tout la colère en vous. Il avait taché sa blouse avec le sang coulant de son poing. La jeune femme avait prit la main de Jackson et la désinfectait. La plais n’était pas profonde, il n’avait donc pas besoin de sutures. Le jeune homme regardait sans vraiment regarder. Il était plutôt dans ses pensées. Finalement le jeune homme se confia que c’était pour ça qu’il avait choisi la chirurgie plastique.

      Abby Stuart – Et vous pensez avoir fait le bon choix ? Juste pour ne pas perdre de patients, vous avez choisi cette spécialité ?


    Oui c’était surement l’une des raisons pour laquelle il avait choisi la chirurgie plastique. Les patients mourant étaient plutôt rares. Bien sur, cette spécialité ne faisait pas que les liftings. Dés fois des cas compliqués étaient présents. Jackson se sentait à sa place là-bas. Mark Sloan était un bon mentor. C’était un chirurgien fantastique aussi. Oui Jackson pensait bien avoir fait le bon choix. Il était doué dans cette spécialité et il aimait beaucoup avoir des cas de chirurgies plastiques. Il n’était pas comme Yang. Les cœurs ne l’intéressaient pas tellement. Sa mère, non plus, n’aimait pas qu’il ait choisi cette spécialité mais il s’en fichait. Son choix était fait et fixé. Qu’importe ce que l’on disait dessus, il était sur de lui.

    Jackson ne connaissait pas tout les internes. Il ne se souvenait pas d’avoir vraiment parlé avec celle-ci avant aujourd’hui. Mais il la trouvait assez sympathique. Sa présence l’apaisait quelque peu. Tout seul, il ne savait pas bien ce qu’il aurait fait.

      Abby Stuart – Moi j’ai choisi la neuro …


    La neurochirurgie était l’une des spécialités ou l’ont perdait sans doute le plus de patients. Dans cette spécialité, c’était sur. On en perdait beaucoup plus qu’on en sauvait. Surement parce que les cas neuro étaient souvent des cas désespérer. Et qu’il n’y avait la plupart du temps plus rien à faire. Le jeune homme n’avait jamais pensé se spécialiser dans la neuro. Même si sa mère aurait voulu qu’il travaille et qu’il apprenne du grand Derreck Shepherd. Il n’en ressentait pas du tout l’envie. La spécialité que les médecins choisissaient en disant souvent long sur eux. Il avait entendu quelqu’un dire cela un jour. Peut-être que c’est ça finalement. Nos caractères se dirigent vers une spécialité qui nous correspondrait. Peut-être qu’il était fait pour la plastique. Mais bon, il avait du mal pour le moment à voir de réelles similitudes entre son caractère et celui de Sloan.

    Jackson en avait assez d’être dans l’hôpital. Il voulait sortir de cette chambre. La mort flottait tout autour de lui. Et le jeune homme avait pleine vue sur le corps de Nina, ce qui ne lui donnait pas du tout envie de rester. Rester ici ne servait à rien à part de faire monter encore cette culpabilité qui allait finir par le ronger. Ce n’était pas souvent qu’il voulait partir de l’hôpital Non, d’habitude il faisait tout pour y rester le plus longtemps possible. Mais là, non c’était trop pour lui. Il avait besoin de prendre l’air.

      Jackson Avery – J’en peux plus d’être là, tu veux aller boire un verre avec moi ?


    Demanda le jeune homme dans un murmure. Ouais, il avait envie d’aller boire. L’alcool permettait souvent d’oublier, n’est-ce pas. Alors le jeune homme voulait aller tester cette méthode. Rester ici ne servait à rien après tout. Le soir était tombé, et il avait besoin d’oublier. La culpabilité reviendrait demain matin. Il n’avait pas envie de rentrer pour voir April et les autres. Il n’avait pas envie qu’on soit trop gentil avec lui. C’était ce que ferait April surement s’il rentré. Il n’avait plus beaucoup de choix où aller, s’il ne voulait ni rentrer ni rester.
    Le jeune homme tourna sa tête en la direction d’Abby et la regarda dans les yeux. Il attendait une réponse d’elle et espérait fortement une réponse positive.

    H.S : Désolé j’ai pas mis beaucoup de paroles, ça va pas t’aider ;)



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Meredith Grey

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MessageSujet: Re: Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart]   Une patiente à sauver [Pv Abby Stuart] Icon_minitimeMer 22 Fév - 18:39



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Il fixait encore le mur, étrangement, bizzarrement, on pouvait employer tout les adjectifs possibles et imaginables pour qualifier cet état. Encore un peu et Abby se serait dit qu'il était mort. Seul le mouvement de sa poitrine lui confirmait qu'il était toujours vivant, alors que Nina était morte. Sa douleur avait envahit la pièce, se faisant sentir dans chaque objet. Ca se sentait, une ambiance malsaine qui vous fait froid dans le dos.

Son regard se portait aussi sur le mur, et là elle se remémora des passages de son enfance. Car là aussi, l'ambiance était malsaine. Elle voulait à tout prix se cacher, se faire toute petite, vous savez ? Comme une petite souris qu'on ne peut pas remarquer et à qui on ne ferait rien. Mais la réalité était tout autre. Pendant 10 ans elle n'avait pas eu d'endroits où se cacher, où avoir un certain répit. Les coups la suivaient, parfois elle se demandait si sa famille la cherchait où si au contraire elle se fichait éperdument qu'elle soit partie. Il lui avait fallu tellement de courage pour s'enfuir sans laisser de trace...

Mais maintenant c'était fini, et à cette simple pensée elle se détendit. Cependant elle avait croisé les bras sur son ventre pendant ce brusque retour en enfance. Comme si elle avait froid... Son visage se détendit également, et lorsque Jackson se tourna vers elle pour planter son regard dans le sien, la douleur avait comme illuminé son visage.

Ce regard si intense qu'il avait... C'était comme si en un instant elle savait tout de lui, ça lui valu d'être déstabilisée un moment, ne pouvant quitter ces yeux. "Un regard suffit" comme on dit...

Jackson Avery - J’en peux plus d’être là, tu veux aller boire un verre avec moi ?

Cette proposition l'étonna... elle y avait pensé quelques minutes plus tot mais s'était ravisée, de peur de paraitre trop entreprenante. Avait-elle bien entendu ? Avery venait bien de lui proposer d'aller boire un verre ? Ce jeune résident, et sexy en plus de ça ... Mais elle ne savait que répondre... La raison la poussait à dire non car une patiente était morte, et se réfugier dans l'alcool ne serait pas une bonne solution. On buvait pour oublier, oublier la mort, le chagrin et tout ces sentiments si humains... Mais quand on se réveillait le lendemain avec une belle gueule de bois, le chagrin et la douleur étaient toujours là.

La douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde ! Jusqu’à ce que la seule chose à laquelle on pense, c’est à quel point on souffre ! La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur... On l’anesthésie, on la surmonte, on l’étreint, on l’ignore... Et pour certains d’entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur, c’est de foncer tête baissée. La douleur... Vous devez arriver à la surmonter. Espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui la cause se referme. Il n’y a pas de solutions, pas de remèdes miracle. Vous devez respirer à fond et attendre qu’elle s’estompe.

La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois, la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître et ne vous lâche pas ! La douleur... Vous devez juste continuer à vous battre parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus ! Alors autant en profiter maintenant.
C'est vrai, si on écoutait toujours la raison, la vie serait éphémère. Alors cette fois-ci elle prendrait une décision irrationnelle ... ou pas. Comme le font beaucoup d'entre nous.


Abby Stuart - Avec plaisir ! Il faut que je sortes d'ici aussi, et j'ai fini ma garde.

Elle souriait maintenant. En se relevant elle prit les compresses non utilisées qui jonchaient le sol et les remit dans sa poche. Ce serait pour une autre fois, certainement. Alors elle tendit la main au jeune résident pour l'aider à se relever.

Abby Stuart - - On va chez Joe ? Je n'y suis pas allée souvent pour l'instant, mais c'est comme la tanière du personnel du SGMWH m'a t-on dit !

Ils sortirent dans le couloir, et symboliquement, Abby referma la porte. C'était comme enfermer toute la douleur dans cette chambre, pour repartie sur de nouvelles bases. Mais elle n'oubliait pas, quelque part au fond de sa mémoire, le visage de Nina restait gravé.
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