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 Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]

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Amélia B. Clark

Amélia B. Clark

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MessageSujet: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeVen 3 Fév - 12:09

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« There's no way I can hide…»
Toute la journée, Edena avait eu l’impression qu’il allait arriver quelque chose de grave. Quelque chose qu’elle allait regretter. Quelque chose qui allait bousculer sa vie. Pourtant, elle avait été encore une fois mise en obstétrique-gynécologie, pour la énième fois depuis un mois. Il n’arrivait jamais rien de très grave en obstétrique. C’était pour cette raison qu’elle avait toujours été une de ses spécialités préférés. Edena ne s’était jamais vu capable de gérer un enfant malade, mais être capable de vivre avec de la traumatologie ou de l’obstétrique… elle était capable. C’était facile. Pourtant, ce cas… ce cas ne lui disait rien de bon. Absolument rien de bon. Edena n’avait qu’une idée en tête pour une rare fois… Fuir. Il fallait qu’elle sorte du bloc opératoire maintenant. Avant que tout ne tourne au vinaigre. Elle savait que quelque chose allait mal se passer. Elle savait qu’elle imploserait si la mère mourrait. Elle ne savait pas pourquoi. Mais elle n’aurait pas pu y survivre.

Edena tremblait et se tenait en retrait dans la salle stérile. En retrait et prête à fuir au moindre signe que la patiente se mourrait. Le rythme cardiaque était bas, trop bas à l’avis d’Edena. Il y avait une hémorragie que l’on cautérisait de manière mécanique. Edena suivait à la lettre les instructions dites par le docteur Montgomery. Pourtant. Quelque chose clochait. La pré-éclampsie les avaient fait bouger vite. Vite avant qu’il ne soit trop tard. Et si la pré-éclampsie avait été autre chose, s’il y avait eu d’autres symptômes que tant Addison que la jeune docteure Miller aurait manqué, si…

Et voilà que le rythme cardiaque plongeait. Alors que l’hémorragie abdominale était presque sur contrôle alors que l’enfant était dans un incubateur au loin et qu’un autre docteur prenait soin de l’enfant qui aurait un père pour l’aimer mais de moins en moins de mère pour le chérir, l’habiller avant sa première journée d’école. Edena était témoin silencieux de ce qu’elle savait avoir été sa mauvaise impression toute la journée. Si une patiente mourrait devant elle? Si elle ne pouvait déjà rien faire pour sauver cette personne? Si les dés étaient déjà lancés et qu’une vie devait être prise pour qu’une autre vie naisse des cendres? Si.
Addison Montgomery –On perd le cœur. Poussez 0.5 milligrammes d’adrénaline. Docteure Miller, vous faites les compressions.
C’était inutile de le demander. Edena avait déjà commencé. Non. Elle ne voulait pas. Pas avec toutes les idées qui lui traversaient la tête en ce moment. Quand elle se voyait, elle-même un jour couchée sur cette table, sans Alexander à ces côtés parce qu’il serait au front. Après tout. Alexander était parti un mois et une semaine plutôt. Deux semaines avant, elle avait eu ses dernières menstruations. Oui, Edena Penelope Miller qui avait toujours été régulière depuis le tout début de sa puberté, était en retard de deux semaines presque trois. Mais elle n’était pas enceinte. Personne ne tombait enceinte quand son copain partait pour un séjour de dix mois en Afghanistan. Non! C’était beaucoup trop idiot pour être la réalité. Seules les cruches se laissaient prendre par une telle idée. Edena poussait avec force sur la poitrine. Non. Cette patiente ne mourrait pas. Elle ne pouvait pas. Elle avait un enfant qui l’attendait dans une pièce à côté. Personne ne mourrait au vingt-et-unième siècle tout juste après avoir donné naissance à un enfant… avant même de l’avoir serrer dans ses bras. Edena sursauta en sentant une main se poser sur son bras. Des larmes silencieuses coulaient sur les joues de la jeune résidente.
Infirmière – Docteure Miller, elle est partie… Laissez-là aller.
A. M. – Heure du décès, midi trente-quatre.
Edena ouvrit les yeux, repoussant la main de l’infirmière de bloc avec plus de violence qu’elle ne l’aurait voulu. Une odeur de mort avait envahi la pièce d’un coup sec. Une odeur qui levait le cœur à Edena. Elle tourna les talons, enlevant le masque, jetant les gants à distance dans le bac à cette disposition. À toute vitesse, elle courut vers la salle de stérilisation et vida son estomac dans la petite poubelle. Lentement, elle se laissa glisser contre le mur. Vidée de toute force. Convaincue qu’elle ne pourrait pas survivre au restant de sa journée. C’était trop. Trop pour elle, pour sa tête. Pour son cœur qui battait la chamade. La porte du sas qui ouvrait l’accès au petit local s’ouvrit. Sans même regarder, elle murmura.
Edena P. Miller – Je vais bien d’accord!


Dernière édition par Edena P. Miller le Jeu 1 Mar - 12:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeSam 4 Fév - 23:36

Addison Adrianne Forbes Montgomery pendant toute sa carrière en avait vue des situations de ses patientes plus ou moins compliquées, disons qu'elle avait du faire face aux cas simples comme ceux extrêmes. Certains même sans être d'une grande complication pouvaient susciter de fortes émotions et vice versa. Mais jamais lorsqu'il s'agissait d'avoir une mère ou un bébé entre la vie et la mère, ça ne laissait de marbre. Ce relationnel devenait de plus en plus difficile à supporter pour la belle obstétricienne qui, depuis un certain temps avait cette idée d'être mère qui était omniprésente dans sa tête et bon dieu qu'elle commençait à regretter des décisions prises dans son passé par rapport à cela. Mais il fallait qu'elle reste fort, coûte qu coûte et que ses ressentis dans sa vie privée ne soient pas répercutés sur son travail. Cela dit, bien qu'en tentant au maximum de dissocier les deux « vies » il s'agissait là d'une même personne donc ça s'avérait plus facile à dire qu'à faire.
En revenant aux cas extrêmes, celui qui l'avait le plus marqué jusqu'à présent fut la naissance du bébé « Addison ». Une ravissante fillette née dans des conditions extrême, dont la mère avait décidé de lui accorder le nom de la femme l'ayant aidé à mettre son bébé au monde, en signe de gratitude et juste par symbole. Il fallait avouer que les conditions étaient très loin d'être propice à un accouchement de ce genre dans une voiture. D'autant plus qu'elles étaient au milieu de nulle part pendant presque 12h, et qu'elles étaient coincées dans cette voiture.
D'ailleurs, il arrivait à la brillante chirurgienne d'y penser. ça lui donnait encore la chair de poule car ça s'était produit il y avait environ 2 ans seulement.

Toujours est-il que ce jour là, au bloc, elle était donc, à l'aide de sa résidente Edena Miller et d'une autre membre du personnel du seattle grace hospital, en train d'aider une femme à mettre au monde son bébé. Une jolie jeune femme environnant la trentaine, justement blessée lors d'un accident de voiture, l'homme qui était impliqué dans l'accident également était décédé sur le coup.
L'obstétricienne et son équipe faisaient au mieux pour sauver les vies en jeux. D'ailleurs, l'accouchement ainsi avancé d'une semaine environ s'avéra compliqué du à des hémorragies internes... il fallait agir de façon intelligente et rapide. Le bébé avait été sorti à temps mais la mère continuait de s'enfoncer à chaque minute qui passait.
En la regardant une dernière fois avant de l'endormir pour prodiguer les soins nécessaires, Addison vit dans le regard de la patiente le même que la mère qu'elle avait aidé dans cette voiture dans le désert de caillasse près de Los Angeles. Il y avait comme un flashback direct qui la frappa ce qui lui donna l'envie de se battre doublement. D'ailleurs alors qu'elle indiquait que faire, l'efficace résidente avait déjà agit avant même que Addison ne parle.

Cette jeune doctoresse qu'Addie connaissait depuis maintenant environ 2 mois était arrivée récemment au Seattle Grace mais avait très rapidement fait ses preuves. Elle serait certainement un brillant médecin dans un futur proche, c'était certain. Elle avait cette rage de sauver des vies et une réactivité incomparable. Les deux jeunes femmes avaient d'ailleurs un peu discuté dans le passé après une opération effectuée à deux, pendant un bref déjeuner à la cafétéria de l'hôpital et elles avaient partagé un verre dans un bar également s'y étant retrouvé par hasard toutes les deux. En tout cas elles s'entendaient plutôt bien; La rouquine n'avait pas pour habitude de « sympathiser » avec les résidentes de l'hôpital car elle tenait à garder une relation strictement professionnelle surtout quand elle rencontrait ce genre de personne sur le lieu de travail. Par exemple, Addie ne serait jamais la « bonne copine » de Meredith Grey , c'était certain. Passé mis de côté bien entendu. Avec Lexie Grey, elles étaient juste sur la même longueur d'onde, Lexie était juste incroyable également, la rouquine adorait collaborer avec la jeune femme mais la relation cordiale s'arrêtait sur le lieu de travail. Cela dit elle préférait Mini-Grey que Meredith cela n'ayant rien à voir avec Derek. La preuve étant, Lexie était avec Mark à présent ce qui ne dérangeait pas Addison pour le moins du monde. A l'époque la nouvelle l'avait un peut surprise mais elle était ravie pour eux.

Pour revenir à ce qui se passait actuellement au bloc, la situation était donc critique et la patiente ne put être sauvée. Elle venait donc de laisser son bébé non pas orphelin car il avait un père qui était sur le chemin de l'hôpital....
C'est avec la gorge serrée qu'Addie annonça l'heure du décès ce qui n'était jamais quelque chose d'agréable à faire. Elle avait perdu des proches suffisamment de fois et des patients pour savoir combien c'était pas facile d'encaisser, et même s'il s'agissait d'un n-ième décès, ce n'était pas facile à avaler dans le sens que les gens ne sont pas des numéros, ce sont tous des êtres humains avec des personnes qui les aime. Et cette perte arracherait à vif le coeur des personnes qui étaient proches de la défunte.

Une fois la nouvelle annoncée et même quelques instants auparavant, Addison vit combien le Dr. Miller donnait tout ce qu'elle avait pour maintenir la pauvre malheureuse en vie mais en vain. Et quand vint le moment de lâcher prise, elle ne le pris pas bien du tout et quitta immédiatement, affectée, le bloc opératoire pour se retrouver dans la salle de stérilisation.
La rouquine ne connaissait pas extrêmement bien Edena, en tout cas pas suffisamment pour comprendre la totalité de sa réaction, en tout cas l'histoire qui se cachait derrière cela, mais elle savait cependant que cette femme était forte, et qu'elle s'en remettrait. En tout cas, il fallait absolument lui parler et ne pas la laisser ainsi.
La rouquine donna les dernières instructions quant au corps au restant de l'équipe présente avant de quitter à son tour le bloc, jetant le masque et les gants dans le sac prévu à cet effet.

Addie franchit le pas de la porte pour entrer dans la petite pièce et vit Edena assise sur le sol, le visage caché dans ses mains.
L'obstétricienne se lava donc les mains entendant les premiers propos de la jeune résidente qui semblait dénier qu'évidemment ça allait mal.

Saisissant du sopalin supplémentaire sur le rouleau, Addison ôta son calot de chirurgien et pris place à côté de sa résidente. Restant silencieuse pendant quelques secondes ne tentant pas de suite de la contredire, elle replia alors les jambes vers elle puis regarda Edena avec de la compassion et de la peine en même temps. Puis elle décida alors de parler

- Les pulsations étaient montées à 230, la tension à 19, elle avait déjà perdu 2,5 l de sang du à l'hémorragie et l'embolie amniotique ne fait malheureusement pas de cadeau. Vous avez fait absolument tout ce que vous pouviez Dr. Miller. Comme nous tous, même les meilleurs ne peuvent pas sauver tout le monde.

Voilà qui était plutôt une façon professionnelle d'aborder le sujet, mais elle ne pouvait évidemment pas lui sortir que « ça allait » ou lui demander ce qui n'allait pas. Il fallait dans un premier temps établir les faits clairement pour la rassurer et lui affirmer qu'elle n'aurait rien pu faire pour sauver la patiente afin d'écarter toute possible culpabilité.
Addison avala alors sa salive avec un peu de difficulté avant de timidement poser sa main sur l'épaule de la jeune femme en pleurs comme signe de soutien. La laissant juste quelques secondes, elle l'ôta en reprenant alors la parole

- Je ne vous connais que depuis peu de temps, j'avoue, mais je sais très bien reconnaître une femme souffrant plus qu'elle ne le laisse paraître. Vous pouvez me parler Edena. Je suis là.


Phase deux. Rassurer la jeune femme en apportant une présence, une force et stabilité pour accueillir tout propos sans aucun jugement, et surtout démontrer une certaine amitié, montrer qu'elle était elle aussi concernée par ce qui venait de se passer et qu'elle pouvait comprendre la résidente.

- Cette douleur finira par passer. Que ce soit le premier décès dans le service auquel vous ayez fait face ou non, le mal passe. On n'oublie pas mais on fait avec, croyez moi. Et on a cette force de sauver le patient qui redouble les fois suivantes.

Addie repensait alors à cette anecdote de la voiture qu'elle pourrait très bien compter à la jeune femme si jamais elle doutait de la façon de faire face à une telle situation. Le cas de la mère du bébé Addison avait été bien pire. La rouquine avait presque pété un plomb coincée dans cette voiture avec la mère décédée qu'elle avait passé deux heures à essayer de sauver elle comme le bébé.



Dernière édition par Addison Montgomery le Dim 5 Fév - 17:04, édité 1 fois
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Amélia B. Clark

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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeDim 5 Fév - 3:46

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« … It's written on my face … »
Chaque médecin pourra vous le dire, il y a dans son passé, un élément qui a fait en sorte que parmi les milliers de programmes universitaires disponibles, il ait choisit la médecine. C’était d’ailleurs l’une des questions qui était très importante dans les entrevues de sélections des candidats dans les grandes facultés de médecine. Vous savez, cette image du sévère recteur qui vous regarde par-dessus ces petites lunettes rondes et qui vous demande : « Alors, pour quelles raisons croyez-vous que la médecine est le programme qui vous convient? ». Il faut admettre que cette profession est avant tout une passion plutôt qu’un loisir. Il faut avoir la santé et les gens au centre de nos préoccupations.

Pour Edena, c’était quelque chose de très important de sa vie qui lui avait fait choisir entre la médecine et les millions d’autres programmes qui l’avait toujours intéressée : la chimie, la physique, la biologie, les mathématiques et la littérature. Ce pivot entre celle qu’elle avait un jour été et celle qu’elle était aujourd’hui avait été le pire de tous les pivots qu’elle avait pris dans sa vie et celui qui avait eu la plus grande importance dans toute sa vie.

Le fameux moment prenait naissance quelque jour après les quatorze ans d’Edena P. Miller. Au moment où elle était encore toute petite et insouciante. Au moment où tout ce qui l’importait c’était de se rendre au cinéma où sa meilleure amie l’attendait pour aller voir ce film. C’était pourtant un matin froid du mois de décembre. Le genre de jour où n’importe qui qui avait du sens et qui savait conduire avec sa tête n’aurait pas pris le volant. Il neigeait sur Chicago, ville où vivait à cette époque la famille des Miller. Une glace noire recouvrait une bonne partie. William Phileas Miller avait refusé d’aller porter sa cadette répliquant que la température ne se prêtait nullement à une conduite sur une route aussi dangereuse jusqu’à la loop, soit le centre-ville de la grande ville. Edena avait donc fait ce que toute petite fille aurait fait. Elle avait blamé son père de vouloir la materner et elle s’était tourner tour à tour vers chacun de ses frères. C’était finalement Eric Porter Miller, alors âgé de 20 ans qui avait accepté de conduire sa petite sœur jusqu’au cinéma. Mais… pour une fois, le père de la famille avait raison. Et les conditions routières étaient vraiment mauvaises. Ils étaient presque rendus au cinéma lorsque la voiture avait fait une embardé. Il y avait eu du sang et une perte de connaissance. Edena s’était réveillé des heures plus tard à l’hôpital. Elle, elle s’en était sorti pratiquement intacte… Disons dans un meilleur état que son grand frère. Elle avait porté un corset et un plâtre du bassin. Mais elle avait encore gardé l’ensemble de ses capacités. Elle pouvait marcher, courir… Ce n’était pas le cas de Porter. Paralysé à partir de la taille jusqu’au bout des orteils. Les conséquences de cet accident avaient dépassé la perte des jambes. Il y avait eu la réadaptation et la dépression d’Edena. La compréhension d’un handicap contraignant pour Porter. Et la famille avait décidé de déménager à Seattle. Pour le mieux de tous… laissant derrière eux, les deux plus grands de la famille déjà indépendant financièrement. Edena avait passé des mois en hôpital psychiatrique pour cesser de se culpabiliser. Et c’était au sortir de cet hôpital qu’elle avait réalisé qu’elle voulait devenir médecin.

Mais revenons à ce moment, des années après avoir pris ce chemin plutôt qu’un autre. Celui où pour une rare fois dans sa vie, Edena Penelope Miller regrettait ce choix qu’elle avait fait. Celui de vouloir sauver des vies plutôt que d’enseigner à des jeunes âmes les mystères de la littérature anglaise ou les mille et un petits secrets que le corps humain. Edena avait peut-être un peu trop identifié à la patiente parce qu’elle avait elle-même connu le contact froid du métal sur sa peau. Elle avait vu ce qu’une automobile pouvait faire comme dommages irréversibles sur une vie. Bien sur, l’accident avait aussi eu des impacts positifs… Sans lui, elle ne serait jamais déménager à l’autre bout du pays… et elle n’aurait jamais rencontré son prince charmant. Assise contre le mur froid de la chambre de stérilisation, elle respirait lentement. Il ne fallait pas trop s’identifier à un patient. Cela ne faisait que du mal à court-moyen terme. Des gens seraient blessés. Des gens regretteraient. Le gout amer du renvoi lui était resté à travers la gorge. Elle regrettait de ne pas avoir de bouteille d’eau pour pouvoir se rincer la bouche. Autant de bouteille d’eau que d’une brosse à dent. L’odeur aseptisée de la pièce l’écœurait encore plus que le gout qui lui restait dans la bouche. Un silence trop propre avait envahi la pièce depuis qu’elle s’était assise. Remontée ses jambes contre elle, comme une barrière, il y avait bien des années qu’elle n’avait pas fait ça. Si elle s’était écoutée, elle se serait balancée légèrement d’avant en arrière. Comme lorsqu’elle avait été enfermée en hôpital psychiatrique, pour son propre bien. Elle fixait une des craques sur le carrelage blanc. Un joint, si elle avait bien écouté son père expliqué à ses frères. Elle entendit le bruit du sas s’ouvrir. Mais elle ne jugea pas bon de relever la tête. Le joint entre les deux tuiles était probablement l’un des plus beau qu’elle n’avait jamais vu de toute sa vie. Il était droit et parfait. Il y eu le bruit caractéristique du sopalin dont on détache doucement une partie. Les souliers étaient apparu dans le coin de la fameuse tuile de céramique. Edena ne reconnaissait pas toute suite la personne. Elle s’en foutait. Elle aurait aimé qu’elle parte. Qu’elle la laisse seule pour digérer ce qui venait de se passer dans le bloc. Que ce ne soit pas une infirmière – on pourrait prévenir sa mère qui était encore infirmière en chef.
Addison Montgomery – Les pulsations étaient montées à 230, la tension à 19, elle avait déjà perdu 2,5 l de sang du à l'hémorragie et l'embolie amniotique ne fait malheureusement pas de cadeau. Vous avez fait absolument tout ce que vous pouviez Dr. Miller. Comme nous tous, même les meilleurs ne peuvent pas sauver tout le monde.
En entrant à l’école de médecine, on apprenait dans les informations de la base qui font en sorte qu’un bon médecin est un bon médecin, l’appui sur des faits solides. Le rythme du cœur qui monte, la tension qui chute, la quantité de sang qu’il faut perdre pour qu’une hémorragie soit mortelle. Des faits que l’on apprend non seulement au courant des cours de médecine, mais qui font aussi partie intégrante de la culture populaire par le biais de la télévision et des médias. Ces faits rassurèrent un peu Edena. Juste assez pour relever la tête. Des larmes avaient coulés sans qu’elle ne le réalise. Pas de sanglots, pas de cri. Juste un surplus qui annonçait la tempête. Des mots qu’elle ne voulait pas… qu’elle ne pouvait pas annoncé. Pas toute suite. Elle devait nécessairement avoir tort pour en venir à pareille conclusion. C’était ce surplus de temps passé à côtoyer des femmes enceintes qui devait l’amener à se demander s’il n’y avait pas eu une faille dans le plan.
Addison Montgomery – Je ne vous connais que depuis peu de temps, j'avoue, mais je sais très bien reconnaître une femme souffrant plus qu'elle ne le laisse paraître. Vous pouvez me parler Edena. Je suis là.
Craqué devant son titulaire... c’était probablement la honte du siècle. Il y avait mille et une manières de s’attirer de la pitié. Mais Edena aurait voulu fuir et disparaitre. Se dissimuler entre deux minuscules craques du plancher. Entre ses murs blancs. La voix d’Addison sonnait comme celle de sa mère. Quelque chose de rassurant, de gentil et de maternel.
Addison Montgomery – Cette douleur finira par passer. Que ce soit le premier décès dans le service auquel vous ayez fait face ou non, le mal passe. On n'oublie pas mais on fait avec, croyez moi. Et on a cette force de sauver le patient qui redouble les fois suivantes.
Mais encore une fois, Addison mélangeait tous les pinceaux parce qu’elle n’avait pas le droit à la photo d’ensemble. Elle ne voyait que ce qu’Edena ne lui donnait. Une résidente de première année en médecine qui s’écroulait en larme après qu’une patiente aient perdu la vie. Il manquait cette dernière semaine à ne dormir que quatre heure en attendant désespérément un signe que l’homme de sa vie n’était pas mort.
Edena P. Miller –Vous savez docteur Montgomery… Je comprends le sens de chacun des mots que vous venez de dire… Je comprends que l’on ne peut pas toujours sauver tout le monde… mais j’aurais vraiment, vraiment aimé sauver cette patiente… Ce n’est même pas à propos de perdre une patiente… J’ai fait beaucoup de traumato – ma mère avait insisté pour que j’essaie… mais bon, Je ne suis pas aussi atteinte que ça normalement... Mais je suis vraiment fatiguée ces derniers temps… Mon copain a été déployé en Afghanistan y’a pratiquement un mois et demi. Ce n’est pas son premier déploiement… c’est son septième en neuf ans. Je suis fière de lui… Je l’ai toujours été. Mon père est dans l’armée, un de mes frères aussi. Tous des médecins militaires… Mais, ce n’est pas pareil cette fois-ci… Mon corps ne veut pas qu’il soit ailleurs. Il le voudrait ici… Parce que j’ai peur, un peu... d’être enceinte.
Le mot avait franchi les lèvres d’Edena bien avant qu’elle ne pense à le retenir. Pourtant, contrairement à la croyance qu’elle s’en était fait. Le fait de prononcer les mots : « je suis peut-être enceinte » n’avait pas causé de grande catastrophe nucléaire dans l’immédiat. Pourtant, des larmes avaient jaillit de ses yeux immédiatement. Était-elle soulagée? Était-elle troublée? Le voulait-elle? Voulait-elle vraiment d’un enfant? Oui, elle voulait des enfants… elle en avait toujours voulu. Chez elle, il y avait toujours eu ce sens de la famille. Mais quelque chose était mal dans le fait de dire à quelqu’un que l’on ne connaissait qu’à peine, beaucoup trop d’informations d’un seul coup. Honteuse et parvenant à peine à reprendre le contrôle sur les larmes elle rajouta, sur le même ton d’enfant pris au piège.
Edena P. Miller – … et ce n’est même pas à vous que je devrais dire cela.
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Dernière édition par Edena P. Miller le Jeu 9 Fév - 17:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeMer 8 Fév - 17:48

Les médecins exerçaient par nature un métier plutôt stressant impliquant de hautes responsabilités. En effet ils s'étaient engagés dans une vocation qui consistait à sauver la vie d'autrui et la placer quasiment avant la leur. Ce n'était en effet pas toujours évident de porter le poids du monde sur ses épaules. Les situations pouvaient êtres nombreuses et parfois plus improbables les unes que les autres, des cas plutôt critiques nécessitant de ces médecins d'agir en conséquence et donc de s'adapter à chaque « obstacle » ou complication. Qui plus est il fallait qu'ils sachent faire preuve de répartie, de sang froid et d'immédiateté dans leurs propos. Leurs émotions devaient également être parfois masquées sans cacher une certaine compréhension, compassion à l'égard de patients. Tout était une question de mesure en fin de compte mais qu'est-ce que c'était un métier où il fallait avoir du plombs dans la tête et des épaules solides !

D'ailleurs, faire face à quelqu'un en train de craquer était l'un des multiples situations qui pouvait se présenter tel était le cas à cet instant précis. Et en l'occurrence, le mieux à faire était de se baser sur des faits scientifiques, réels et concrets pour pouvoir écarter toute culpabilité. Bien entendu, elle ne pouvait se baser que sur ce qu'elle connaissait d'Edena et elle allait en apprendre bien plus sur sa résidente.

Quand la jeune femme lui répondit, la rouquine lui porta la plus grande attention en déposant son regard bleu-vert sur le visage humide du docteur miller. C'était d'ailleurs un regard qui se faisait rassurant, présent, tendre aussi. Les deux jeunes femmes s'entendaient plutôt bien depuis le début où Edena avait rejoint le service obstétrique, Addison l'avait apprécié car c'était une jeune femme plutôt douce, combattante, déterminée et très douée. Bien entendu il arrivait qu'elle pose parfois des questions mais c'était très rare car elle savait où elle allait et ce qu'elle faisait. Ces initiatives qu'elle avait étaient fortement appréciées par le docteur Montgomery devenue en peu de temps comme son mentor.

Alors que la jolie brunette était en train d'expliquer sa volonté de sauver la patiente décédée sur le billard, l'obstétricienne compris qu'il y avait quelque chose de bien plus profond et significatif là-dessous : son compagnon était en Afghanistan.
C'est évident que cela était synonyme de beaucoup d'angoisse, c'est vrai, il y avait comme une épée d'émoclès toujours au dessus de la tête de la jeune résidente se posant des questions au sujet du retour de la guerre de l'homme qu'elle aime. Qui plus est une vie de couple dans ce contexte n'est pas toujours facile à supporter car il y a cette distance qui se fait pendant une durée plus ou moins déterminée et puis le moment n'est pas laissé au libre choix. Mais ce qu'elle révéla soudainement par la suite eu beaucoup plus d'impact que prévu.
D'ailleurs cela coupa le souffle d'Addison en l'espace de quelques secondes jusqu'à ce que la résidente éprouve un certain embarras quant au fait de révéler des informations ultra personnelles à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas tant que ça.

A vrai dire, les dernières paroles de la jeune femme confuse sonnèrent comme du « déjà vu » dans la tête de la chirurgienne. En effet, il y avait environ 2 ans de cela, la rouquine était dans une posture un peu similaire lorsqu'elle avait parlé avec le séduisant docteur Pete Wilder pour la première fois. Et encore, elle le connaissait encore mois qu'Edena ne connaissait la rouquine à savoir : ils ne s'étaient jamais parlés avant. Addison était en larme dans les escaliers sachant que ses chances d'être un jour une mère étaient compromises et elle avait confié à Pete cette histoire de fertilité compliquée, d'ovules.... avant qu'il ne l'embrasse pour la première fois d'ailleurs. Et là, elle n'avait pas su retenir les paroles et donc avait déballé quelque chose d'on ne peut plus privé.

Mais en tout cas, ce qu'elle pouvait dire, c'est que lorsqu'on dit ce genre d'information avec une personne de confiance et qui sait comment prendre les choses, ça ne peut être que positif au final. Il n'y avait finalement pas d'embarras particulier à avoir. Puis Addison était le mentor de la jolie Edena après tout ! Elle pouvait compter sur elle.

- Vous avez peur d'être enceinte... ?

Répéta t-elle rendant la situation plus « réelle » avant d'ajouter

- Comment ça vous avez peur.... vous croyez que c'est le cas depuis quand ? Vous n'avez fait aucun test pour le moment ?

Visiblement c'était le cas. Elle devait certainement craindre sur la façon dont mener cette grossesse, cette décision déjà d'élever un enfant sachant que son compagnon ne serait pas toujours là à ses côtés qui plus est il y avait cette angoisse qu'il ne revienne pas. Addison fit donc rapidement le rapprochement avec ce qui s'était passé au bloc précédemment, cette jeune femme décédée laissant derrière elle un enfant, le père seul pour l'éduquer.... c'était juste la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase pour le docteur Miller.
Elle s'empressa de préciser alors

- Edena... regardez-moi....


Une fois avoir eu la totale attention de la jeune femme, Addie poursuivit

- ... Vous pouvez avoir une entière confiance en moi, je vous assure qu'il n'y a pas de quoi être gênée ou quoique ce soit d'autre pour m'avoir révélé cela. Je.... je comprend cette situation délicate dans laquelle vous vous trouvez, pas que j'ai vécu exactement la même chose, je mentirai mais c'est juste que ce dilemme, ces questions que vous vous posez probablement à cet instant étant donné que votre compagnon est enrôlé dans l'armée.... je sais ce que vous ressentez.

Ce petit speech venu avec un grand naturel et espérons un peu de clarté montrait que la rouquine se montrait présente pour soutenir sa résidente. Juste cela pouvait faire du bien, le fait de savoir qu'on n'est pas seul face à certaines « épreuves » de la vie. Mais cela n'empêcha pas l'obstétricienne de demander quand même

- Vous avez évoqué cela à votre compagnon ?

C'est vrai qu'il s'agissait du 1er concerné après tout. Toujours assise sur le sol froid de la petite salle, Addison étendit donc ses jambes ressentant quelques fourmillement.
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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeJeu 9 Fév - 16:46

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« … All these complications … »
Par moment, surtout après un déploiement militaire, Edena avait l’impression de voir le monde évoluer à toute vitesse autour d’elle. Au milieu de cette tourmente, elle restait immobile et chamboulé par ces existences qui allaient si bien, ou tout semblait sans grande inquiétudes. C’était exactement comme si elle appartenait à une autre époque. Elle ne vivait plus dans le présent. Dans un infini de possibilité où se mêlaient le futur et le passé, oubliant le présent qui se déroulait devant ses yeux. Elle restait assise en retrait, sans vivre dans ce moment présent que tout le monde disait qu’il fallait profiter. Tout changeait trop vite. Les filles d’Elliot Parker auraient bientôt cinq ans et trois ans. En mai, il y aurait dix ans qu’elle sortait avec Alexander. Dix ans… déjà. Elle n’aurait jamais pensé même dans ses rêves les plus fous que ce premier amour serait peut-être le seul de sa vie. Elle n’avait pas pensé qu’elle serait prête à tout envoyer en l’air s’il le lui demandait. Elle aimait Alexander, comme il était toujours difficile d’aimer. Aimer à un point tel qu’elle était prête à mettre de côté ses propres sentiments pour laisser à Alexander le droit de partir faire ce qu’il aimait – par choix mais aussi un peu par obligation. Trop pour avoir les mots pour le retenir. Trop pour admettre ne pas regarder les nouvelles angoissées à chaque soir. Trop pour ne pas fondre en larmes à l’annonce de chaque soldat qui mourait dans la région où trois des hommes de sa vie se battait pour défendre les valeurs et les intérêts si cher à cette Amérique qu’elle aimait. Pas assez pour foncer sur place et le ramener ici de force parce qu’elle savait que quelque chose en elle se préparait. Quelque chose qui changerait à jamais le cours de leur vie. Jamais Edena n’avait autant respecté sa mère que depuis que son copain s’était enrôlé. Comment Elizabeth avait-elle fait pour ne jamais craqué devant ses enfants? Dans les vingt ans qu’elle avait vécue avec elle, Edena n’avait jamais vu sa mère sembler inquiète devant un déploiement. Était-ce parce qu’elle avait aussi servi dans l’armée, à titre d’infirmière, qu’Elizabeth avait toujours donné l’impression que son père ne pouvait rien faire d’autre que de revenir en Amérique, sain et sauf, fort comme un superhéros? Edena passa lentement une main sur son visage en essayant d’essuyer les larmes.
Addison Montgomery –Vous avez peur d'être enceinte... ?
La peur… Était-ce vraiment ce qu’elle ressentait? De la peur ou de l’inquiétude? Elle n’avait pas peur d’être enceinte. Dans son avenir, sans sa tête, il y avait souvent eu des enfants. Des éclats de rires qui réveillaient les parents dans la maison. Des lits superposés pour les enfants qui partagerait leur chambre pour montrer le plaisir de transformer son lit en un château pour inventer des histoires de prince qui venait sauver la princesse. Toutes ces histoires de pirates où le plus vieux des frères Miller incarnait souvent le grand méchant à abattre. Mais avoir des enfants, c’était plus loin. Plus tard. Pas maintenant. Edena hocha la tête. Elle venait de l’admettre. Le dire à voix haute rendait son inquiétude encore plus réelle encore plus vraie… elle en tremblait à l’intérieur. Elle avait confiance en Addison Montgomery. Sa réputation de chirurgienne n’était pas à refaire. Et c’était une personne gentille qui savait comment guider et rassurer. Était-ce pour cette raison qu’Edena lui avait admis son inquiétude plutôt qu’à sa mère? Non, en fait Edena avait peur de se tromper aussi et d’ameuter sans raison le grand clan Miller.
Addison Montgomery – Comment ça vous avez peur.... vous croyez que c'est le cas depuis quand ? Vous n'avez fait aucun test pour le moment ?
Les dates, les dates… pourquoi était-ce toujours si important de bien situer une histoire dans le temps? Edena ne voulait pas redresser le parcours de ses inquiétudes. Elle ne voulait pas non plus corriger le terme peur qu’elle avait elle-même amené. Elle le savait. Ce n’était pas une question d’être inquiète ou nerveuse. C’était une question de le savoir, sans jamais avoir fait l’ombre d’un test de grossesse. En avoir la conviction de bien établie, solide en elle. Il y avait quelqu’un en elle. Un petit bout d’être humain qui grandirait. Le plus formidable de tous les parasites qui existent. Edena hocha la tête approuvant pour le fait qu’elle n’avait fait aucun test. Elle murmura d’une voix blanche, les larmes disparues et lavées par cette mini-tempête qui vivait en elle.
Edena P. Miller –Je le pense depuis deux semaines… mais si… si je le suis, c’est de deux à trois mois. J’ai toujours eu de la misère avec les déploiements… Il est parti en début décembre… ça me rend toujours malade. Alors, je n’étais pas sur… mais… ca ferait un mauvais médecin de moi, non? De ne pas m’être rendue compte avant?
Le pire ennemi, c’était le doute. Pas la peur. Avoir peur c’était normal. Banal. Douter… douter c’était quelque chose de dangereux. Et Edena doutait. Doutait de faire le bon choix. Doutait pour la première fois de sa vie. Si elle n’avait pas été capable de voir les signes chez elle. Comment diable serait-elle capable de les voir chez une patiente. Des larmes coulaient. Comme pour se rassurer, Edena se balançait lentement, d’avant en arrière, d’arrière en avant. Une vague. Une autre. Comme à l’hôpital. Comme au moment où tout n’allait pas bien et qu’elle refusait de l’admettre. La peur prise dans son ventre.
Addison Montgomery – Edena... regardez-moi...
Il lui fallut toute sa concentration pour se retourner vers le docteur Montgomery. Toute son énergie pour soutenir le regard profond et calme de la chirurgienne d’expérience. Elle se sentait à mi-chemin entre un enfant pris au piège et une adulte avec tant de choix devant elle.
Addison Montgomery – Vous pouvez avoir une entière confiance en moi, je vous assure qu'il n'y a pas de quoi être gênée ou quoique ce soit d'autre pour m'avoir révélé cela. Je.... je comprends cette situation délicate dans laquelle vous vous trouvez, pas que j'ai vécu exactement la même chose, je mentirai mais c'est juste que ce dilemme, ces questions que vous vous posez probablement à cet instant étant donné que votre compagnon est enrôlé dans l'armée.... je sais ce que vous ressentez.
Comment elle se sentait? Jamais. C'était si contradictoire. Si étrange. Si paniquant. Elle avait toujours perçu son père comme un héros. Parce qu'il allait se battre au front. Mais serait-elle capable de montrer la même force que sa mère? L'accident d'automobile de son frère l'avait énormément fragilisée. Elle avait été blessée. Elle avait compris comment la vie ne tenait qu'à un seul et unique fil et qu'un petit rien pouvait tout faire voler en grands éclats. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Elle avait toujours eu l'air forte au minimum. Assez pour se tenir la tête droite et non pas s'écrouler sur le sol parce qu'une patiente perdait la vie. Peut-être en était-ce trop? Trop d'émotions et pas assez de sommeil.
Addison Montgomery –Vous avez évoqué cela à votre compagnon ?
Edena sentait à nouveau des larmes lui bruler les yeux. Elle n'était pas la digne fille de ses parents cette fois-ci. Elle avait l'impression d'être une enfant qui avait mal agit. Faisant de son mieux, elle cessa le léger mouvement de balancher et lâcha l'ongle qu'elle avait entrepris de ronger quelque instant auparavant. Alexander et elle avaient oui déjà frôler le sujet bébé. Edena avait été claire. Le clan Miller était un clan avec des enfants. Elle n'avait jamais imaginer sa vie sans des rires, des larmes et des cris. Lui aussi. Mais... il y avait le front, la résidence qui commençait à peine.
Edena P. Miller – Je... oui, on a déjà parler d'avoir une famille... mais il n'est pas dans un camps facile d'accès... pas d'internet, peu de courriel. On peut pas annoncer un truc comme ca dans une lettre de toute façon... de toute façon, comment on dit... "chéri, je crois que je suis enceinte" ca se dit en vrai... mais pas dans une lettre.
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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeMer 15 Fév - 21:10

ça faisait déjà de longues minutes que la rouquine avait entrepris la discussion avec Edena Miller. Elles en étaient venues à une conclusion un peu étonnante dans le sens où les deux jeunes femmes étaient, à leur façon, prises au dépourvu.
Quand Addie apprit au sujet du bébé, elle eut un regard différent sur son externe. Déjà elle la voyait comme une jeune femme pleine d'énergie, douée dans ce qu'elle faisait, active, perspicace mais là, s'ajoutait à cette dernière la qualité de bonne mère.
Certes elle avait des craintes sur la manière dont elle assumerait cela et avec son mari qui n'est pas là. Et effectivement, un courriel ou une lettre n'étaient vraiment pas l'idéal pour annoncer une telle nouvelle.
Ainsi, Addie eu un flashback sur le manque de courage qu'elle avait eut à l'époque pour annoncer à Mark qu'elle était enceinte, d'ailleurs, elle avait initialement hésité à lui dire mais s'était décidée et c'était bien entendu en face qu'elle lui avait appris la nouvelle. Par contre elle ne l'avait pas tenu au courant au sujet de l'avortement et ce genre de décision, elle n'aurait pas du la prendre seule, sans son accord.
Tout ça pour dire qu'il y a des choses et décisions qu'on ne devrait pas faire ou prendre « seul » , des événements qu'on ne devrait pas affronter seul non plus. Et Edena elle, à cet instant là subissait cela.

La rouquine n'avait jamais eu un membre de sa famille parti servir la nation donc ne pouvait connaître le sentiment exacte de la jeune Miller mais ce qu'elle pouvait faire, c'était se montrer confiante, rassurante et surtout apporter son aide.

Donc, toujours assise à côté de la jeune femme, la rouquine ajouta

Quand est-ce que se termine sa mission ?


En tant normal il y avait une date approximative et en fonction des circonstances, la durée était allongée ou raccourcie, si l'homme servant dans l'armée était en bonne santé bien entendu. Mais en attendant, la brunette était seule. Il y aurait elle, son bébé, et ce manque d'assurance. D'ailleurs, quand elle eu sa réponse, l'obstétricienne ajouta alors

Vous savez quoi, je pense que vous lui annoncerez dès que vous le verrez et qu'il ne pourra qu'être heureux. Je ne le connais pas mais pour ce que vous m'avez raconté à son sujet et aux vues des circonstances, je crois que c'est quelque chose qui pourra vous unifier, construire une famille est tout simplement merveilleux....

Voyant que les joues de la jeune femme étaient maintenant dépourvues de toute traces liquides laissées quelques instants auparavant par les larmes, la chirurgienne indiqua également

... et vous n'êtes pas seule. En attendant que votre compagnon soit présent, vous pouvez compter sur moi pour vous aider si vous avez besoin de quoi que ce soit. Vraiment.

Esquissant un sourire en coin des lèvres et attendant alors l'avis de son interlocutrice, un son les sorti «  de cet instant ». Il s'agissait du bippeur d'Addie. Le saisissant, elle y lu un message d'une infirmière qui la bippait lui annonçant l'arrivé des parents de la défunte.

Excusez-moi je....

Se raclant la gorge tout en se relevant, la rouquine finit sa phrase

... la famille de notre patiente vient d'arriver....

Qu'est-ce que c'était difficiles ces moments là ! Bien que les médecins y étaient habitués à force d'expérience, annoncer le décès d'une personne n'était pas chose facile, faire face à la détresse et chagrin des proches, mais ça faisait partie du métier.
Avant de franchir la porte, la titulaire regarda en direction d'Edena pour lui demander une dernière fois

ça va aller ?
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Amélia B. Clark

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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeVen 17 Fév - 2:57

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« … Maybe I’m afraid to open up and let you in … »

Il ne suffit que de quelques secondes pour tout chambouler dans le cours d’une vie. Les quelques secondes d’un premier baiser qui confirme les sentiments que l’on ressent. Il ne suffit que de quelques secondes pour que certains mots franchissent les lèvres d’une personne. Que d’une petite fraction de temps pour admettre que ce que l’on ressent. Admettre ses peurs. Admettre que l’on arrive à peine à contrôler son angoisse. Admettre que l’on évolue, que l’on change, que l’on grandit, que l’on devient plus mature, que l’on quitte le foyer familial pour en venir à fonder le nôtre, que l’on voit nos enfants quitter le foyer familial pour fonder à leur tour le leur. La vie change rapidement. Trop vite pour la plupart des gens. Dans les dernières minutes, Edena avait admis beaucoup plus de chose qu’elle avait admis en de nombreux jours, de nombreuses semaines. Et toutes ses grandes confessions lui faisaient si peur qu’elle en tremblait pratiquement. La jeune demoiselle réussissait à peine à contrôler. La peur du vide lui glaçait le sang. Il lui semblait, plus que jamais qu’elle se trouvait devant une infinité de possibilité qui s’enchainait plus vite qu’elle était capable de le voir. Trop de choses à comprendre et à analyser et pas assez de temps pour comprendre et analyser. Tant de choses qu’elle pouvait faire, qu’elle devait faire. Un test pour que le doute soit confirmer ou infirmer. Une hypothèse n’est bonne que si elle peut être confirmée ou infirmée par le test. Mais Edena n’osait pas demander. Dieu merci, elle fut tiré de ses pensées par le Docteur Montgomery.
Addison Montgomery – Quand est-ce que se termine sa mission ?
Edena avait encerclé la date sur le calendrier. Elle avait mis une toute petite croix et un décompte sur le haut du calendrier qui comptait chaque jour qui la séparait du retour de son petit ami. Comme un calendrier de l’avent mais pour un retour et non pas pour l’arrivée du Père Noël. Chaque jour où elle mettait le petit « X » sur la date avait un parfum de victoire. Chaque jour où elle rayait le petit nombre la faisait sourire bêtement devant le sourire. Edena soupira en étendant ses jambes devant elle lentement. Elle n’avait pas besoin de réfléchir pour avoir cette réponse. Elle lui venait d’une manière qui était si innée.
Edena P. Miller – Il devrait revenir en Août… Je vais fêter nos dix ans ensemble… seule. Déprimant comme perspective. C’est le sort de beaucoup des femmes de soldats… tout comme de leurs enfants.
Edena sourit doucement en parlant de la seule éventualité qu’il revienne. Il était sa drogue… sa douce moitié. Par contre, elle savait que c’était quelque chose qui pouvait se produire. Elle l’avait déjà vécue par le passé. Mais c’était une autre chose. Une autre époque. Elle n’était qu’une enfant à l’époque. Son père avait déjà manqué son anniversaire quand elle était enfant. Au même titre qu’il avait déjà manqué des Noël, la fête d’Edena étant si près de Noël, ce n’était pas rare que les deux soient consécutifs. Elle avait grandi dans le milieu des militaires. Elle comprenait le sens d’une mission. Son ton avait eu l’air beaucoup trop détachés. Comme s’il s’agissait simplement de nommé des faits normaux et banals. C’était ce que c’était. Elle savait quand elle était tombé en amour avec Alex qui allait s’engager. Elle ne lui en avait jamais voulu pour cette décision. Elle l’avait toujours supportés. Voilà ce qui fermait bien le sujet pour Edena du déploiement de son copain… bien qu’il ait tant à dire. Tant de chose qui méritaient d’avoir un peu plus de lumière sur elle.
Addison Montgomery –Vous savez quoi, je pense que vous lui annoncerez dès que vous le verrez et qu'il ne pourra qu'être heureux. Je ne le connais pas mais pour ce que vous m'avez raconté à son sujet et aux vues des circonstances, je crois que c'est quelque chose qui pourra vous unifier, construire une famille est tout simplement merveilleux… et vous n'êtes pas seule. En attendant que votre compagnon soit présent, vous pouvez compter sur moi pour vous aider si vous avez besoin de quoi que ce soit. Vraiment.
Après coup, Edena se trouvait ridicule d’avoir pleuré. Après coup. Edena s’en voulait d’avoir été si infantile. Si immature. Elle savait que la docteure Montgomery comprenait. Mais Edena avait ressenti ce besoin de pleurer pour la première fois depuis si longtemps. La jeune demoiselle savait qu’elle aurait le droit d’avoir de l’aide pour être accompagné dans le cadre d’une maternité… et pourtant, elle n’avait pas osé aborder quiconque à propos de ce sujet, de son tabou à elle. Elle regrettait d’avoir attendu si longtemps et se surprit simplement à articuler avec difficulté une minuscule petite phrase de rien du tout qui avait pourtant tant d’importance...
Edena P. Miller – Merci… merci beaucoup, docteure Montgomery.
Il était parfois si difficile de remercier quelqu’un pour quelque chose qu’il avait dit et qui avait eu tant d’importance. Juste le fait de savoir que quelqu’un serait là pour elle la rassurait grandement. Elle ne serait pas seule même si elle aurait son clan derrière elle. Quelqu’un d’autre saurait pour elle… pour ses doutes. Il y eut le son d’un biper qui sonnait. Pas celui d’Edena qui soupira en regardant Addison prendre le sien.
Addison Montgomery –Excusez-moi je.... la famille de notre patiente vient d’arriver… Ça va aller?
Edena hocha lentement la tête en voyant a docteure se lever et marcher vers la porte pour sortir vers si loin, vers ailleurs. Edena ne pouvait même pas s’imaginer ce que représentait d’annoncer à quelqu’un la mort d’une personne qui lui était cher. Machinalement, la jeune demoiselle se leva et suivit la docteure hors du petit local stérile. Son cœur battait la chamade. Elle resta à distance de tout le monde. De l’époux qui semblait ressentir beaucoup de douleur et qu’une infirmière supportait avec un autre membre de la famille. Edena avait vu cette scène des milliers de fois. Quand un homme ne revenait pas de la guerre. Quand un patient mourrait en traumatologie. L’expression de chaque visage était différente. Edena ferma doucement les yeux. Elle respira un bon coup. Après un moment, la célèbre chirurgienne se retourna pour partir. Edena prit son courage à deux mains et avança lentement en respirant. Elle finit par la rattraper. Il lui semblait si difficile de former la phrase. Edena ferma longuement les yeux. Elle respira pendant un petit moment avant de se lancer dans le vide.
Edena P. Miller – Je… docteure Montgomery… Pourriez-vous simplement me confirmer que mes doutes sont fondés? Seule… j’aurais jamais le courage de faire un test de… de grossesse. Je… Je vous en serais reconnaissante.
La phrase était sortie si vite. Edena n’avait pas pensé. Elle avait juste lancé toute les informations le plus vite possible sans regarder sans les yeux la docteure. Fixée le bas de l’uniforme avec ces grands yeux tristes. Avec cette allure d’enfant honteuse qui avait été prise la main dans le sac en plein grand crime. Edena reprit lentement son souffle après avoir tout lancée sans une petite pause.



Dernière édition par Edena P. Miller le Sam 25 Fév - 17:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeVen 17 Fév - 23:59

Quand Addison avait demandé à sa résidente la date du retour de son compagnon de l'armée, cette dernière ne tarda pas à lui répondre, il n'y avait aucune hésitation là dessus et ça traduisait même une certaine hâte. Ce qui était tout à fait compréhensible d'ailleurs, quelle femme ne serait pas sur-excitée, soulagée et heureuse que son compagnon revienne sain et sauf après avoir rendu un service à la Nation ? Cependant elle montra une déception non dissimulée qu'elle serait seule pour fêter les « 10 ans » de leur couple ce qui attrista Addison d'une certaine façon. ça faisait un bon bout de chemin ensemble et c'est vrai que célébrer une telle date seule, et bien c'était un peu déprimant.
Si seulement ce dernier pouvait rentrer plus tôt, ce n'était pas impossible après tout mais il en était du ressort de la mission et du lieu. Elle espérait cependant que cette joie soit offerte à Edena car elle l'appréciait beaucoup.
Les deux jeunes femmes gardaient ce lien plutôt hiérarchique entre elle indiquant bien qu'Addie était la supérieure, l'aînée et la plus expérimentée. Le mentor en quelque sort à qui Mlle. Miller devait un certain respect. Et en même temps, depuis les quelques discussions qu'elles avaient pu avoir et cette relation de confiance qui s'établissait, la frontière était parfois légèrement franchie dans le sens où leur profession se mettait à l'écart et il s'agissait d'une relation de femme à femme. Vous voyez ce que je veux dire ? Pas qu'elles soient amies encore mais presque. C'était bien plus qu'une simple collègue car cette aide et attention, la rouquine ne la portait pas à tout le monde, elle n'était pas « Mère Thérèsa » non plus.

Cependant cet instant de confidence fut rompu par la sonnerie du bippeur. Addison fit donc ce qu'elle avait à faire, c'est à dire se montrer professionnelle et en même temps compatissante et présente. D'ailleurs, quand elle annonça cela aux proches de la défunte, elle démontra que la jeune femme décédée n'était pas juste une patiente.
Il n'y avait rien de tel de plus inhumain notamment aux yeux des proches de voir que la personne qui leur est chère n'était qu'un numéro parmi d'autres pour les médecins, qu'un patient de plus ou de moins sur leur liste interminable. Chaque patient et patiente était spécial(e) et méritait la plus grande attention des médecins. C'était le minimum qu'ils devaient donner, c'était un métier dans le relationnel aussi il ne fallait pas l'oublier.
Addison Forbes Montgomery se leva alors et quitta la pièce où elle était avec les deux parents et l'infirmière. Edena était restée à l'extérieur mais voyait tout par la fenêtre vitrée....
En effet quand on annonçait des nouvelles de la sorte à des gens, c'était juste inconcevable de s'adresser à eux dans un couloir au milieu du passage. Il leur fallait un endroit posé, tranquille pour assimiler les mots et rendre cet instant douloureux certes, plus intime.
La rouquine leur dit alors de prendre le temps qu'il leur fallait avant de voir leur fille, et indiqua à l'infirmière présente de les faire remplir quelques papiers par la suite.

Sortant de la pièce, le regard émeraude de la titulaire croisa celui d'Edena qui l'avait remercié quelques instants auparavant, ces mots là ayant tout leur sens. Addie lui avait juste offert un léger sourire sincère en guise de réponse. Mais là, le moment n'était pas propice car même en ayant fait cela plusieurs fois, ça retournait toujours d'annoncer le décès de quelqu'un.
L'obstétricienne passa devant Edena mais la jeune doctoresse la retint pour reprendre la discussion qui n'était pas terminée dans la salle stérile.
La brunette avait du mal à s'exprimer, chaque mot qui échappait de ses lèvres semblait difficilement frayer son chemin et la voix était hésitante. D'ailleurs la jeune femme avait le regard fuyant alors qu'Addison tentait de la fixer dans les yeux.

La chirurgienne voyait bien plusieurs facettes chez son interlocutrice, ce brin de femme pouvait se montrer forte, perspicace, vive, attentionnée et déterminée mais par d'autres moments, c'était une femme peu sûre d'elle, un peu effrayée ne sachant pas où elle mettait les pieds et ayant besoin d'un pilier en quelque sorte, ou peut-être qu'il s'agissait tout simplement d'une femme enceinte seule qui faisait face à des doutes, à cette situation complexe dans son ménage. De toute façon, n'importe qui d'autre qui aurait été dans sa situation aurait probablement agit de la même sorte.
Heureusement, la gynécologue obstétricienne n'avait pas cette réputation de Satan auprès de tout le monde, cela faisait d'ailleurs partie du passé bien que les murs de l'hôpital avaient gardé ce terme en leur sein. Addie avait un très bon fond, derrière une apparence de femme un peu froide se cachait une douce personne, attentive aux autres et certainement pas avec un cœur de pierre. Les choses n'arrivent pas sans raison, on ne pouvait la blâmer éternellement pour des choses du passé.
C'était ce qui était bien d'ailleurs avec Edena qui n'était pas là à l'époque où les rumeurs couraient et la vie des Shepherd était exposée. Mlle. Miller ne jugeait pas Addison comme l'avaient fait beaucoup de gens au Seattle Grace. Ayant un rapport de confiance envers son mentor, elle s'était ainsi confiée et avait eu raison. C'est d'ailleurs pourquoi la rouquine avait sans hésité proposé son aide et faire ce test était évidemment une première étape.

Bien sûr. Je n'ai aucun doute en vos diagnostics je vous avoue d'où le fait que ça ne m'était pas venu immédiatement à l'esprit, mais comme je l'ai dis, je vous aiderais pour quoi que ce soit. Et le test est effectivement un bon début. Je vais chercher dans la pharmacie le nécessaire, je vous rejoins dans quelques minutes aux « ladies room » à l'étage supérieur, il y a moins de passage.

C'est vrai que faire ce genre de chose quand il y avait souvent des allées et venus n'était pas facile d'autant plus si ça devait être extrêmement discret. C'était tellement dur de garder les choses secrètes dans cet hôpital, un journaliste aurait trouvé son bonheur niveau potins en passant rien que deux jours ici.
En tout cas, le docteur Forbes Montgomery connaissait un peu les coins où il était possible d'être isolé de tous, se retrouver face à soi, elle en avait bien eu besoin dans le passé notamment avec cet épisode des sous-vêtement de Meredith. Addie en était même venue à se réfugier dans le local où étaient stockés du matériel médical. Mais les toilettes de l'étage supérieur étaient bien moins fréquentées que celles à cet étage ci. D'où la recommandation à Edena.

Cette dernier s'exécuta et Addie fila vers le coin pharmacie pour saisir un test avec discrétion bien entendu et le mis dans sa poche de pyjama violet de chirurgien.
Sans tarder elle monta donc à l'étage et puis rejoint les «  ladies » en un rien de temps. Edena était, adossée contre le lavabo.
Addison lui tendit alors la boite après avoir jeté un coup d'œil vers la porte.

- Prêtes ?


Lui demanda t-elle pour s'assurer si c'était ce que la brunette voulait. Mais visiblement c'était le cas, l'obstétricienne pris alors à son tour appui contre les lavabo et regarda Edena refermer la porte beige des wc derrière elle. Addie ajouta alors

- Si c'est positif comme vous le croyez, je pense qu'il faudrait également faire une échographie dans la journée. Comme ça vous serez fixée sur le nombre de semaines d'aménorrhée et puis ainsi je pourrais m'assurer que tout va réellement bien, vous êtes d'accord ? Ce sera juste pour confirmer le diagnostic de grossesse bien entendu....


Quelques secondes de silence non pesant suivirent et Addie vit la résidente sortir du petit enclos et puis se laver les mains après avoir posé le bâtonnet sur le rebord du lavabo. Il fallait maintenant attendre.
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Amélia B. Clark

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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeMar 28 Fév - 3:47

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« … Behind the curtain … »

Parfois, demander de l’aide et tendre la main à quelqu’un est le meilleur geste que l’on peut faire. C’est souvent lorsque l’on pense que l’on peut se débrouiller seule que l’on a raison de tendre la main à quelqu’un. D’aller chercher l’aide dont on avait pourtant besoin. Edena avait souvent agit pour elle-même. Par elle-même. Elle était indépendante malgré son grand attachement à sa famille. Malgré le fait qu’elle ne pouvait même pas s’imaginer cacher un secret à ses parents – sa mère surtout. Edena avait beau travailler et ne plus habiter à la maison, sa famille restait un de ses piliers et une de ses bouées de sauvetage quand les choses n’étaient pas aussi roses qu’elle se devait d’être. Par contre, elle avait peur de décevoir sa mère en confiant qu’elle pensait peut-être être enceinte sans être sure et certaine de son opinion. Et il y avait le fait que chez les Miller, deux des frères ne pouvaient avoir d’enfants. Evan qui était homosexuel et Preston qui avait toujours placé l’armée avant la famille. Un jour, il tomberait en amour et il se lierait avec quelqu’un. Et Edena savait très bien que le fait de ne pas être proche des trois enfants de son plus vieux frère était l’une des plus grandes frustrations de Madame Miller. Il n’y avait pas assez de grand congé. Pas assez de party de Noël. Pas assez de partys de fêtes. Pas assez de temps pour être une famille, une vraie comme du temps où madame Miller était enfant. La jeune demoiselle savait donc qu’une maternité si proche de la maison rendrait Élisabeth Miller complétement folle de joie. Elle n’attendait que d’avoir la force de faire un test. Malheureusement, ce courage, sans Alexander, elle n’aurait jamais la force de l’avoir, ce fameux courage. Il était parti avec lui… Vous n’avez pas compris à quoi servait le grand sac que les militaires portaient sur leurs dos dans les aéroports militaires? C’était le courage de leurs femmes, l’espoir de leurs enfants. Edena avait souvent eu cette impression. Que tout dépendait qu’Alex soit à ses côtés. Elle était une dépendante affective. C’était chronique pour elle. Elle avait cette historique de dépression majeure qui l’avait mené au bord du gouffre et Alexander l’avait fait sentir vivante après. Plus vivante que tous les médecins. Mais personne ne savait pour son histoire. C’était son petit secret à elle.

Edena était vraiment surprise et fière d’elle-même d’avoir simplement été capable de former une phrase complète. Elle n’avait pas bégayée. Elle ne s’était pas trouver à être complètement paralysée parce qu’elle avait réussit à former une phrase complète. Elle n’avait même pas parlé trop vite pour que la docteure Montgomery ne puisse pas la comprendre. Elle n’avait pas murmuré à un point telle que la docteure n’avait pas pu s’imaginer comprendre ce qu’elle avait dit. Elle savait que jamais elle n’aurait eu la force de demander une nouvelle fois cette phrase. Il y eut un court moment de silence. Jamais Edena ne crut qu’elle pouvait espérer avec autant de force juste pour avoir quelqu’un à ces côtés. Jamais elle n’aurait cru que son univers entier dépendrait simplement d’un oui. D’une affirmation qui lui mettant de pression. Edena sourit doucement et timidement. C’était si exigeant de se tenir devant sa résidente avec les épaules droites pour s’affirmer.
Addison Montgomery – Bien sûr. Je n'ai aucun doute en vos diagnostics je vous avoue d'où le fait que ça ne m'était pas venu immédiatement à l'esprit, mais comme je l'ai dis, je vous aiderais pour quoi que ce soit. Et le test est effectivement un bon début. Je vais chercher dans la pharmacie le nécessaire, je vous rejoins dans quelques minutes aux « ladies room » à l'étage supérieur, il y a moins de passage.
Autant que jamais Edena n’aurait pensé qu’elle devrait un jour se retenir pour ne pas sauter de joie devant une femme qui lui proposerait de l’accompagner aux cabinets. Et pourtant, Edena réprima avec grande peine les larmes chaudes et sincères de soulagement qui menaçaient de couler avec force et vigueur. Edena sourit sincèrement. Elle faisait rarement des erreurs dans ses diagnostics. Mais quand c’était de soi dont il était question. Quand c’était de sa propre personne qui était une valeur importante pour acquis. Edena savait que c’était d’introduire un biais possible dans l’équation. Qu’une erreur était possible. C’était exactement dans ce genre de situation qu’il fallait mieux être sûr à cent dix pourcent. Parce qu’un enfant, c’était le changement d’une vie. C’était le fait de se recréer en entier une routine. Et quand on était un résident en chirurgie obstétrique, c’était aussi apprendre à composer avec un double-chapeau. Toute son enfance, Edena avait vu sa mère se battre avec l’identité d’infirmière-chef, d’épouse de militaire et de mère. Serait-elle aussi dans cette condition? Elle était contente que la docteur Montgomery veuille bien l’accompagner dans le processus. Veuille bien lui faire le prêt de son courage pour aller chercher le test de grossesse. C’est pour cette raison qu’Edena murmura simplement :
Edena P. Miller – Merci.
Parfois, les mots les plus simples peuvent être ceux qui ont le plus de sens. Ceux qui sont les plus important. Les plus lourds de signification. Merci est l’un de ses mots si porteur de sens. Il est la preuve que l’on peut accepter la main qui nous est tendu. Edena avait le souffle coupé parce qu’Addison était en mesure de lui offrir. Par la gentillesse à laquelle elle l’avait recueilli au moment où elle en avait le plus besoin. Elle avait eu un filet pour la rattraper et les bons mots pour la pousser à la confidence. Juste ce qu’il fallait. Ce qui faisait de la femme, un excellent docteur et l’une des raisons pour laquelle Edena avait voulu se spécialiser dans sa matière. Quelque chose laissait croire que ce qu’elle faisait était essentiel. Que la docteure Montgomery ne pouvait être complète qu’en était la célèbre obstétricienne. La jeune femme marcha d’un pas calme jusqu’au toilette un étage au-dessus. La section obstétrique était toujours pleine. Mais la section de gériatrie était beaucoup plus calme. C’était une section où pratiquement jamais Edena n’était allée pendant son parcours. Les toilettes étaient immaculées comme partout dans l’hôpital. Trop propre, pensa Edena. Elle sourit doucement. Elle s’accota et attendit… attendit pendant un moment qui lui sembla comme une éternité.
Addison Montgomery – Prêtes ?
Oui, non, peut-être. La réponse avait-elle vraiment de l’importance? Pendant un instant, Edena s’était encore perdue dans ses pensées. Elle n’avait pas entendu la grande rouquine entrée dans la pièce blanche. Elle n’avait pas senti le petit vent froid qui avait pris place. Il faisait chaud dans les toilettes, vraiment? Ce n’était pourtant pas l’impression qu’en gardait Edena. Sa gorge était sèche. Pourquoi était-ce toujours dans ses moments qu’Edena n’avait plus de voix et qu’elle avait l’air effaré d’un chevreuil faisant face aux phares d’une automobile sur une autoroute déserte? C’était vraiment stupide de la part de son corps. C’était un attardé, son corps. De ne rien comprendre aux principes de bases. Avec un effort qui lui paraissait pratiquement surhumain, Edena parvient à un faible hochement de tête. MAIS OÙ DIABLE ÉTAIT DONC PASSÉE SA VOIX? Qui avait eu l’idée de lui voler? Et comment son cerveau avait-il eu l’audace de commander aux muscles impliqué dans le maudit hochement de tête de s’impliquer? Et si elle n’était pas prête malgré tout? Et si la peur l’empêcherait? Et si… Un milliard de question se bousculait dans sa tête. Était-elle vraiment prête à être une mère? Beaucoup de ses amies du lycée l’étaient aujourd’hui. Mais elle? Non, pas… non! Ce n’était pas son genre! En fait, si… c’était trop son genre. Mais là n’était pas la question!
Addison Montgomery – Si c'est positif comme vous le croyez, je pense qu'il faudrait également faire une échographie dans la journée. Comme ça vous serez fixée sur le nombre de semaines d'aménorrhée et puis ainsi je pourrais m'assurer que tout va réellement bien, vous êtes d'accord ? Ce sera juste pour confirmer le diagnostic de grossesse bien entendu....
Toujours incapable de prononcer le plus minuscule des murmures, Edena se contenta d’hocher la tête. Lentement elle avala… mais quelle salive? Celle qui s’était mystérieusement évaporé rendant la gorge d’Edena aussi douce que du papier-sablé? Elle aurait aimé connaître toute suite. Ne pas avoir besoin d’aller s’enfermer entre quatre petits murs d’un gris tristounette d’une salle de bain trop propre. Avoir à passer par-dessus ce moment si particulier. Elle aurait aimé être un sim – oui, le personnage de jeu d’ordinateur pour qui le test de grossesse était en fait une petite musique qui signalait que le personnage était enceinte. Mais non… dans la vie réelle, Edena fut obligée de prendre le petit bâtonnet des mains de la docteure. Elle était si gentille pourtant… mais si intimidante à cette instant. Edena soupira lentement en marchant vers le petit cabinet. En poussant le locket en métal, elle se sentit plus seule que jamais derrière les quatre murs impersonnels. Elle avait même l’impression d’étouffer. Remerciant le ciel que les pantalons d’uniforme soient facile à défaire, Edena s’assit sur le trône pour faire sa petite affaire. Le silence l’opprimait. Elle aurait aimé être seule juste pour cette partie. Pas pour découvrir ou non, la petite croix bleue sur le papier. Elle savait que seulement une minorité de résidentes qui tombaient enceintes finissaient leur internat. C’était par contre déjà plus commun qu’au niveau des internes. Miranda Bailey était un exemple de résidente qui avait eu des enfants pendant leur résidence. Alors pourquoi pas elle? Mais en même temps… ce n’était pas la même situation. Edena releva son pantalon et prit un bon souffle avant d’ouvrir le loquet et de pousser la porte. Ce type de test, la réponse prenait trois à quatre minutes. Et ce serait les trois à quatre minutes les plus longues de sa vie. Edena respira lentement. Elle se tenait droite. Et ne trouva rien de plus intelligent à dire qu’un faible.
Edena P. Miller –Voilà… Voilà.
Il n’y avait pas que son corps qui était le dernier des crétins du monde. Le temps aussi pourrait être en bonne position pour le titre de « plus grand crétin du monde 2012 ». Lui aussi avait une manie étrange de fixer dans les moments importants. Le bâtonnet était posé contre l’évier blanc comme neige. Et Edena ne pouvait pas le regarder. Fixer ses souliers. Voilà une option beaucoup plus rapide? Beaucoup plus efficace d’admettre que l’on avait raison de fuir le temps. Combien de temps encore? Une autre question qui se rajoutait à la pile de celle qui ne voulait pas franchir la gorge d’Edena.
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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeMer 29 Fév - 16:02

Addison Forbes Montgomery, quand il s'agissait de la fertilité, n'avait pas été gâtée par la nature ce qui était un comble car elle avait un désir d'être mère depuis un long moment maintenant. Mais ce qui était bien dans sa profession, bien qu'occasionnellement ce n'était pas toujours évident quand les coups étaient durs, c'est qu'elle aidait des femmes à concevoir, les aidait tout au long de leur grossesse, mettait d'une certaine façon des bébés au monde et les sauvaient également. Bien entendu lorsque les grossesses des jeunes femmes étaient désirées, tout était plus simple. Après, elle n'avait en aucun cas, en tant que médecin, le droit de juger telle ou telle patiente, son impartialité était importante hormis si on lui demandait son avis ou des conseils.

En l'occurence, la rouquine allait donc aider Edena Miller a passer une étape importante de sa vie. Lorsqu'une femme apprenait qu'elle était enceinte, il fallait avouer que le bouleversement était grand, quelques soient les circonstances.
D'ailleurs, pendant qu'Edena était dans les toilettes, Addison se regarda alors dans le miroir fixé au dessus du lavabo, initialement elle y voyait son reflet mais rapidement la vision devint plus flou car ce n'était pas elle qu'elle regardait mais faisait comme une introspection et s'échappa dans quelques pensées.

__________

Flashback :

Spoiler:
 

__________

Les paroles d'Edena la firent soudainement sortir de ses pensées et reposer les pieds sur terre. Elle savait. Savait exactement comment devait se sentir la brunette à cet instant, tiraillée. Les circonstances étaient peut-être un peu différentes mais au moins Edena était avec un seul homme qui l'aimait. Addison était avec un qui l'aimait mais mariée avec un autre. En tout cas, la sensation que ressentait toute femme avant d'avoir un tel «  diagnostic » était la même. Du fait d'y avoir repensé, la rouquine avait même l'impression que c'était hier

- Quelque soit la réponse, n'oubliez vraiment pas que vous êtes entourée.

Encore une petite affirmation pour rassurer la résidente. C'était vraiment nécessaire et Addie en savait quelque chose. Alors qu'elle voyait la jeune femme se laver les mains, la rouquine poursuivit

- Vous aurez les possibilités de gérer tout cela si il s'avère que le résultat est positif ?

C'est vrai qu'avoir un enfant entraînait entre autre comme bouleversement dans une vie des suppléments d'attention, la grossesse était plus ou moins facile, puis une fois le bébé né il fallait avoir de quoi s'en occuper... Addison ignorait la situation le la jeune Edena était ce n'était que par pure sympathie qu'elle lui demandait cela. En attendant, peut-être que la question n'était pas vraiment liée à ce qu'elle semblait être dans le fond, c'était juste histoire qu'elle pense à autre chose pendant les 3-4 minutes à venir.

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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeLun 5 Mar - 4:08

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« … Maybe I'm afraid … »

C’était le soir de la finale de la saison 2001-2002 de football américain et les deux équipes qui s’affrontait étaient magnifiques. Pourtant, mon parti était pris. J’abordais l’uniforme des cheerleaders bleu et blanc des Titans du lycée que je fréquentais. Il y avait une frénésie qui n’avait pas de limites dans les vestiaires à la fin du match. Quelque chose d’extraordinaire. Encore une fois, pour la troisième année consécutive, l’équipe de mon lycée partait avec la coupe en argent. Tant de travail qui nous avaient été donnés et que tout cela devait rendre Edgar fou de joie. Comme capitaine de l’équipe, il devait être entouré d’une horde de filles qui devait n’avoir que de bon commentaire. Mais Edgar étant mon grand frère… personnellement, je ne voyais vraiment pas ce que toutes ses filles lui trouvaient. Il était tellement casse-pied! Il n’avait pas l’allure d’Alexander Roberts. Il n’avait beau être que l’assistant, Alex avait ce côté protecteur qu’Edgar Preston n’avait jamais eu. Edena remonta son sac sur son épaule
Tiffany O’Cornor – Penny, on va au party chez Tom. Tu viens?
Edena P. Miller – Bien sûr, j’ai l’air assez débile pour manquer cette fête?
Tiffany pouffa de rire. Jamais je ne manquais la plus petite fête de réunion. J’avais beau être une première de classe, cela ne m’empêchait absolument pas de participer à cette fête. Surtout que j’avais vu le grand sourire d’Alexander quand je l’avais croisé devant les vestiaires. Mais je n’étais qu’une sophomore et je savais que je n’avais absolument aucune chance avec ce beau grand jeune homme. Tif avait un an de plus et son permis. Elle conduirait jusqu’à chez Tom – c’était toujours Thomas Alistair qui organisait les fêtes. Et sérieusement, qui lui en voulait, parce que tout le monde savait que sa maison où les parents étaient toujours absent était l’endroit idéal pour avoir la fête. Il y avait toujours un peu d’alcool, mais personne n’en était jamais mort et ce n’était qu’une fois par année que je me permettais cet écart de conduite. Et en plus, je ne buvais pas! Non, mais je me permettais cette ambiance du tonnerre et la musique si forte que j’en avais la tête qui tournait. Jamais je ne me serais saoulée. Ce n’était pas mon genre. Je préférais la piste de danse. C’est d’ailleurs après trois heures à danser comme une folle que je m’étais arrêté pour boire avec une bande de cheerleaders. Tout sourire, nous avions parlé des garçons, lesquels étaient les plus beaux. C’était justement quand je parlais d’Alexander que j’avais senti une main se poser sur mon épaule.
Edena P. Miller – Je te jure, ce mec a juste trop le plus beau corps de l’univers.
Alexander Roberts –Qui a le plus beau corps de l’univers?
Edena P. Miller – Je…. Euh… c’est pas de tes affaires grand idiot.
Je pouvais sentir le rouge sur mes joues. J’avais quinze ans. Il en avait dix-huit! Ce n’était pas raisonnable. Il était le meilleur ami de mon frère. Et pourtant je sentais quelque chose dans son regard. Quelque chose d’intimidant. Il avait un verre de bière à la main. Il fallait dire qu’il était quand même plus vieux. Que bientôt il serait majeur. Que l’année prochaine il serait un universitaire et que moi… moi je serais encore au lycée. Il fallait que je détourne mes yeux des siens. Que je m’enfuis dans la direction inverse en hurlant! Ce n’était pas logique! Tiffany se retenait à peine de pouffer de rire. Droit comme un pic, Alexander me regardait. Il but une longue gorgée avant de me poser la question :
Alexander Roberts – Dit, ‘dena, je peux te parler seul à seule?
J’hochais doucement la tête incapable de parler. Merde, merde et merde! Je jurais encore et encore de ma tête. Il devait nécessairement avoir entendu ce que j’avais dit. Merde! Merde! Re-Merde! Il allait me dire d’arrêter et de me contrôler. Je ne pouvais pas avoir des sentiments pour lui. Lentement, je fermais les yeux et je le laissais m’entrainer doucement vers l’étage où étaient les chambres. La musique était un peu moins forte derrière la porte fermée. Il s’assit sur le lit et je le regardais doucement, appuyée contre la porte. Il se releva et se rapprocha.
Alexander Roberts – Il me faut un véritable courage pour faire ça. Ton frère va me tuer pour ça.
Il avait déposé son verre sur la table basse. Dans quelle chambre étions-nous? Je ne le savais pas. C’était une belle chambre malgré tout. Ne pas le regardez. Il était si près de moi. Lentement il s’était rapprocher tellement proche que je pouvais sentir l’odeur de son parfum. Il me tient et son visage se rapprocha. Était-ce vraiment en train de se produire? Était-il vraiment si proche? Il l’embrassa lentement. Intérieurement, je souriais doucement avec un petit ange qui disait dans ma tête : « VICTOIRE! ». Jamais une fête n’avait eu autant d’importance que celle qui se produisait maintenant. J’étais consciente de tout. Du léger goût de bière qu’il y avait dans sa bouche, de la chaleur de son corps contre le mien, de mon envie d’aller plus loin moi qui avait rêvé tant de fois à une chose comme cela. On ne savait définitivement pas ce que l’avenir nous réservait.

Qui aurait pu penser que près de dix ans après, la jeune sophomore et le senior auraient encore été ensemble. Aucun couple de leur lycée n’avait duré aussi longtemps. Aucun couple n’avait l’apparence d’être aussi solide et inébranlable que le couple que formaient Edena P. Miller et Alexander Roberts. Il y avait eu tant d’éclat de rire en dix ans de vie commune. Tant de fou rire. Tant de choses que l’on ne dit à personne d’autre. Des délires de fin du monde. Des plans d’invasion de la cuisine à trois heures du matin quand la nuit avait été chargé mais pas par un sommeil reposant et que la faim faisait gargouiller les estomacs. Tant de rage de sucres. Tant de sourires échangés. Tant de moment de silence. Tant de dévouement envers l’autre qu’il était impossible que ce couple s’effondre sur lui-même. C’était la preuve même qu’il était impossible d’imaginer ce que la vie avait comme plan. Bien sûr! Comme toutes les filles de son lycée, Edena avait remarqué le bel Alexander Roberts. Mais parmi toutes les prétendantes, c’était elle qu’il avait choisi. Elle qui était la sœur cadette de son meilleur ami. Était-ce pour choquer Preston? Probablement un peu. Mais en dix ans, tout était redevenu pareille comme avant. Preston restait un irresponsable chronique avec une peur de s’engager. Et Alexander restait Alex, le senior pour qui Edena avait eu le béguin dès le premier regard, dès la première pratique de football américain où elle avait eu la chance de s’impliquer à titre de supporter, dans l’uniforme parfait des cheerleaders. C’était si différent de regarder à partir des gradins. Si différent et tellement plus vivant… la plupart des cheerleaders n’avait d’yeux que pour Edgar Preston Miller – mais jamais Edena ne l’avait remarqué… c’était son frère. Elle avait partagé pendant dix ans sa chambre avec cette chose. Mais Alexander, qui n’était que l’assistant, était magnifique.

Dans le tout petit cabinet de la toilette, voilà à quoi elle avait pensé. À ce que ces dix ans représentait. À ce premier baiser qu’il y avait eu entre les deux. À ce qu’elle avait ressenti à ce soir-là et qu’elle n’avait jamais pu exprimer. Edena y avait pensé. C’était un moment angoissant malgré tout. Malgré le fait qu’elle savait très bien que cet enfant viendrait de l’amour comme elle. Malgré le fait qu’elle savait qu’Alex ne serait pas là. Malgré qu’elle savait qu’il n’y avait absolument rien d’assurer. Le test pourrait bien être négatif. Il ne pourrait s’agir que d’une fausse alerte que d’une petite panique de rien du tout. Mais elle n’était pas le genre de le faire comme ça. Elle n’était pas le genre à s’inquiéter pour un rien. Jamais elle ne se plaignait et avec toute l’énergie qu’elle avait mise pour s’assurer de repousser ses craintes, il avait fallu quelque chose de grave pour qu’elle en arrive à mentionner qu’elle pensait peut-être être enceinte. Il fallait qu’elle soit assez sûre de ses certitudes pour le dire à voix haute. Elle avait bien lavé ses mains et elle avait laissé le tout petit bâton blanc sur le bord de l’évier. Lentement, elle recula. Ne pas voir le résultat seule devant. Edena s’accota contre le mur doucement. Il fallait respirer lentement. Pour calmer son cœur qui battait la chamade dans sa poitrine.
Addison Montgomery – Quel que soit la réponse, n'oubliez vraiment pas que vous êtes entourée.
Edena eut un petit sourire. Elle aimait le côté professionnel de la docteur Montgomery. Elle ne donnait pas l’impression de se laisser autant atteindre par l’hésitation d’Edena et la jeune résidente lui en était infiniment reconnaissante. Était-ce avec le temps que l’on apprenait à devenir aussi professionnel où était-ce quelque chose qui était inné? Edena aurait souvent aimé avoir les mots pour réconforter ou pour aider les personnes qui en avaient de besoin. Edena soupira avant de dire gentiment.
Edena P. Miller – Je ne l’oublierais pas… et si c’est positif, je vais rendre ma mère folle de joie. Si c’est négatif, j’aurais juste moins de pression jusqu’à son retour.
La jeune demoiselle eut un autre court sourire. Sa mère et les enfants… C’était une longue histoire d’amour. Madame Miller avait élevé cinq enfants pratiquement par elle-même. Bien que son père ait toujours été vivant et présent, il n’empêchait pas que son travail de médecin militaire lui faisait voir du pays. Il avait manqué des récitals, des spectacles, des grands moments, des rentrées scolaires. Edena savait que c’était le même sort qui attendait son enfant si enfant il y avait. Mais elle savait qu’elle serait à la hauteur. Qu’elle ferait absolument tout ce qui était en sa mesure pour être la meilleur possible pour être une adulte pour une fois dans sa vie et prendre convenablement ses responsabilités à l’égard de son enfant.
Addison Montgomery – Vous aurez les possibilités de gérer tout cela s’il s'avère que le résultat est positif ?
Edena s’assit contre le mur froid. Elle savait qu’un enfant, c’était beaucoup de responsabilité. Certains de ses amis de lycée qui, contrairement à elle, n’avaient pas entrepris des études de médecine avaient des enfants déjà. Elle savait qu’il y avait des frais, des couches, la crèche. Tant de choses. Edena soupira lentement en fermant les yeux. À titre de résidente, elle n’était pas riche. Ses parents avaient beau avoir payé une bonne partie de ses frais de scolarités, elle devait quand même joindre les deux bouts par elle-même. Un défi de taille depuis qu’elle ne vivait plus à la maison.
Edena P. Miller – On va se débrouiller. Ma mère va être très active probablement. Elle a l’intention de demander une tâche réduite depuis un certain temps. Elle ne va pas me lâcher. Et j’ai des colocs qui sont assez patients pour m’endurer et me supporter.

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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeMar 6 Mar - 10:08

Addison pouvait paraître de prime abord pour les gens ne la connaissant pas comme une personne assez impressionnante dans un premier temps et un peu froide dans un second. Elle ne démontrait certainement pas cela à l'égard des patients et puis pour les personnes avec qui elle partageait ses journées, ces dernières se rendaient compte de son côté de femme attentionnée et médecin dévoué, attentif. A l'égard d'Edena par exemple, la rouquine se montrait tout sauf indifférente. Peut-être qu'elle avait comme un instinct protecteur qui prenait le dessus. Pas que la jeune fille soit fragile ou faible en tant normal mais via cette épreuve à laquelle elle faisait face, la jeune résidente était juste vulnérable ce qui était tout à fait concevable. Et la rouquine l'appréciait tout simplement.

Quand elle appris que la mère de la jeune femme allait visiblement être très présente et assumer son rôle de mère, cela fit plaisir à l'obstétricienne. Parce qu'avoir une mère démontrant de l'affection, de la compassion et s'impliquant de façon raisonnable mais quand il le fallait dans la vie de ses enfants, c'était quelque chose que de normalement naturel et à faire. Or l'obstétricienne n'avait pas connu ce lien avec sa mère. Déjà rien que le fait qu'elle ne l'avait jamais appelée «  maman » mais juste «  Bizzy » démontrait bien le froid de leur relation. Cette dernière n'avait jamais démontré ce côté maternel et apparemment considérait que ses deux enfants représentaient eux-même des «  sacrifices » qu'elle dut faire dans sa vie. Comme si elle se serait passé de les avoir et qu'elle aurait eu une brillante carrière sans les avoir dans les parages. Elle et Addison s'étaient vraiment confrontées et la "femme" du Cap'taine avait fini par dire sur un ton plutôt sévère et de reproche que la rouquine ne comprendrait jamais ce que c'est que d'être mère à moins qu'elle en soit une. Si seulement elle savait... si seulement elle savait ce désir si profond qui hantais la chirurgienne jour et nuit, ce passé de ce qui aurait pu être son enfant... mais elle avait été incapable. Incapable face à sa mère de lui dire. Face à Bizzy, elle avait l'impression d'être comme une gamine qui ne faisait jamais bien les choses et qui méritait le coin. C'était sa faiblesse car elle avait beau ne pas être proche de sa mère, cette dernière restait tout de même celle qui lui avait donné la vie, elle l'aimait quand même au plus profond d'elle et voulait que Bizzy soit fière d'elle, au moins une fois dans sa vie. Elle voulait qu'une fois au moins sa mère agisse comme telle et la serre dans ses bras quand elle traversait des moments difficiles, qu'elle la conseille... mais non. La rouquine était donc heureuse pour Edena et en même temps envieuse car c'est quelque chose qu'elle ne connaîtrait jamais elle même, l'affection d'une mère.

- Vous m'en voyez ravie. Une mère c'est précieux, bien plus qu'on ne l'imagine ou qu'on ne se l'avoue. Et si elle s'implique dans votre grossesse, je suppose que ça ne peut avoir que des effets positifs.

Elle sourit alors voyant la jeune brunette qui était en effet bien entourée. L'environnement était un élément important pour le bien être d'une femme enceinte, ce qui signifiait que le stress était canalisé voire réduit donc c'était une bonne chose pour le bébé. A entendre qu'elle était en colocation, cela l'amusa également et se permit de demander sans vraiment faire attention si c'était « trop curieux » de sa part ou non car là n'était pas l'intention

- Oh en colocation ?! Avec des personnes de l'hôpital ? En tout cas vous aurez de l'activité autour de vous et sans doute aucun problème à trouver quelqu'un pour vous aider à garder l'enfant si vous êtes occupée.

Souriant de nouveau, elle se dit que de toute façon, le compagnon de la jeune femme reviendrait aussi de mission. D'après ce qu'elle avait entendu à son sujet en discutant ce jour là et d'autres jours auparavant avec le jeune résidente, la rouquine avait cru comprendre que Alexander était un jeune homme sérieux, qui assumerait entièrement et à la perfection son rôle de père.

Alors qu'elles discutaient, les minutes d'attente passèrent bien plus vite que prévu. La chirurgienne demanda alors

- Je crois que le moment du verdict est arrivé... Vous voulez regarder ou je le fais pour vous ?

Visiblement, la brunette était un peu indécise mais surtout semblait être un peu effrayée par la concrétisation des faits. Elle demanda donc à la rouquine se s'en charger, ce qu'elle fit sans tarder pour ne pas « faire durer le supplice » plus longtemps.
Regardant donc le stick, ce dernier affichait un résultat positif. La chirurgienne annonça donc à sa « future patiente » et résidente

- Je crois bien qu'il va vous falloir piocher dans les économies pour acheter tout le nécessaire pour votre futur enfant .... vous êtes bien enceinte. Toutes mes félicitations.


Voilà, la grande nouvelle était tombée, mais Edena semblait être le genre de femme qui était juste heureuse que ça arrive, enfin, elle ne l'avait visiblement pas prévu « maintenant » mais elle semblait prendre la vie comme elle venait et avoir cet enfant était un cadeau pour elle. Puis de toute façon c'était bel et bien le fruit d'un amour.

La rouquine observa la réaction d'Edena qui re-vérifiait le résultat en regardant elle-même sur le bâtonnet. Non non, elle ne rêvait pas.

- Est-ce que vous souhaitez une écho maintenant si une salle est disponible ?

C'est vrai qu'il fallait à présent voir l'avancement de la grossesse. Bien entendu, la rouquine serait muette comme une tombe par rapport à cette nouvelle et procéderait à l'examen dans la plus grande discrétion possible.
Les deux jeunes femmes quittèrent au bout de plusieurs minutes la pièce pour se retrouver dans le bain de foule des urgences quelques instants plus tard. La rouquine alla jeter un coup d'œil vers les salles d'examen pour en trouver une disponible.
Entre temps, une interne lui demanda de signer deux trois papiers et d'aller voir une patiente, la chirurgienne déclara donc à Edena qu'elle revenait vite avant de disparaître dans la chambre d'une patiente quelques mètres plus loin.


Dernière édition par Addison Montgomery le Lun 26 Mar - 18:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeSam 24 Mar - 18:36

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« Of the mess that is sure to make »
Le temps est un concept qui est bien étrange. C’est surement pour cette raison qu’il y a tant d’expression par rapport à ce dernier.
Il y a le temps qui est perdu à regarder la pluie tombée dehors.
Il y a le temps qui est gagné dans une vie, en trouvant un nouveau raccourci pour se rendre jusqu’au chalet.
Il y a le temps qui s’accélère brusquement, quand on voit pour la première fois depuis longtemps quelqu’un qui nous est si précieux.
Il y a le temps qui s’arrête quand on voit cette personne partir.
Le temps et l’espace qui ne font qu’un en physique. La personne qui croyait en l’empirisme en Edena n’avait jamais vraiment accordé une importance particulière au temps. Il était constant. Pourtant, pour la première fois… elle attendait et le temps semblait si ralenti.
Addison Montgomery Vous m'en voyez ravie. Une mère c'est précieux, bien plus qu'on ne l'imagine ou qu'on ne se l'avoue. Et si elle s'implique dans votre grossesse, je suppose que ça ne peut avoir que des effets positifs.
Edena hocha la tête. Elle n’avait aucun souvenir négatif de sa mère. Elizabeth Rose Miller avait toujours été la digne représentante de la mère de famille avec l’expérience et l’assurance. Elle avait tout vu après avoir élevée quatre garçons chacun plus actif que le précédent. Elle se rappelait de la routine imposée avec un beau rythme autour de son enfance et de la place qu’ils avaient toujours occupés. Y avait-il eu un enfant qui était le préféré? Jamais. Chez les Miller, tous avaient toujours été aimé avec autant de douceur et de tendresse. Edena se rappellerait toujours des soirées où sa mère les cordaient dans la salle à manger – chaque enfant sur un coin de la table, et qu’elle les passait un par un en revue pour les leçons en riant avec eux. Jamais de bataille pour faire les devoirs. Elle se rappelait aussi des soupers en famille à chaque soir où il fallait absolument raconter ce qui s’était passé dans la journée. Il y avait aussi quand sa mère recevait les lettres de son père, quand il servait au front. Ces soirs-là, sa mère radieuse ouvrait l’enveloppe dans le salon et les cinq enfants s’assoyaient silencieux pour se faire lire les aventures de son père qui avait la gentillesse de leurs épargner les horribles détails de la guerre. Jamais Edena n’avait osé sous-estimer l’importance que sa mère avait eu sur sa vie. Elizabeth était le genre de mère qui avait placé sa carrière en second plan. Elle était une infirmière, mais quand Edena avait vu le jour, elle avait déjà plus de 20 ans d’expérience au même hôpital ce qui lui avait permis d’avoir des horaires un peu plus flexibles et considérant qu’elle élevait, seule lorsque son mari était déployé pour l’armée, quatre garçon et une fille dont le plus vieux n’avait que douze ans. Sauf que la madone de la famille était le genre qui encore aujourd’hui était très présente dans la vie de ses enfants et que chaque petit problème inquiétait. Edena sourit doucement… si elle était enceinte, c’était pratiquement assuré que madame Miller allait devenir une partie du mobilier de l’appartement.
Edena P. Miller Ce serait mal connaître ma mère que de penser qu’elle pourrait avoir des impacts négatifs. Elle est infirmière… vous savez la chef des infirmières en traumato que personne n’arrive à se débarrasser? Celle qui est gentille, maternelle mais terriblement têtue? Et oui… ma mère.
Edena éclata d’un léger éclat de rire. Sa mère était assez discrète et Edena avait tendance à fuir un peu sa mère dans les couloirs de l’hôpital. Elle n’avait pas vraiment envie de se faire appeler « Sweety » ou « Princess » devant ses collègues de travail. Mais elle n’avait pas non plus envie de dire à sa mère qu’elle était rendue une grande fille maintenant. C’était toujours le genre de conversation que l’on remet à plus tard parce qu’elles impliquent souvent un cœur à briser. Et Edena ne serait pas des filles avec une mauvaise relation avec leur mère.
Addison Montgomery Oh en colocation ?! Avec des personnes de l'hôpital ? En tout cas vous aurez de l'activité autour de vous et sans doute aucun problème à trouver quelqu'un pour vous aider à garder l'enfant si vous êtes occupée.
Edena sourit doucement. C’était vrai que de vivre en colocation avait ses avantages. Il y avait des éclats de rire. Il y avait aussi l’entraide. Avec une interne mais aussi avec une infirmière. C’était peut-être complexe parfois à gérer mais il y avait toujours quelqu’un à la maison pour nous tenir compagnie et pour nous aider. C’était formidable.
Edena P. Miller Avec Serena et Aleena. Ca fait une belle clique… vivre seule dans un appartement quand Alex n’est pas là relève de la torture.
Peut-être avait-elle l’air d’une dépendante affective… c’était probablement ce qu’elle était. Alexander était une grande partie de sa vie. Il était son amoureux, mais il était aussi le seul homme avec qui elle avait fait assez confiance. Elle lui avait donné son cœur et son esprit. Elle lui avait tendu les bras. Elle s’était blottie dans ses bras. Elle s’était trouvé assez grande dans ses bras pour lui donner sa virginité, des années auparavant. Avoir un enfant de lui serait un cadeau… sans contredit. Peu n’importait que c’était difficile. Tout n’arrivait pas tout cru dans le bec d’Edena. .
Addison Montgomery Je crois que le moment du verdict est arrivé... Vous voulez regarder ou je le fais pour vous ? Je crois bien qu'il va vous falloir piocher dans les économies pour acheter tout le nécessaire pour votre futur enfant .... vous êtes bien enceinte. Toutes mes félicitations.
Edena avait figée, elle s’attendait à cette réponse? Oui, un peu, probablement. Elle s’attendait à être enceinte. A avoir une boule de vie en elle qui ne demandait qu’à exister. Mais le fait de savoir lui faisait une étrange impression. Elle deviendrait aussi ronde qu’un ballon. Elle sentirait un enfant bougé en elle. D’une certaine manière, elle étudierait cette spécialisation d’un œil tout particulier, celui de la patiente. Sa main se tendit vers le test sans qu’elle ne fit un seul et unique bruit. Elle vérifiait juste pour être sur… Était-ce comme ca que sa mère s’était senti… des années auparavant? Edena cligna des yeux en choc. Oui, peut-être… .
Addison Montgomery Est-ce que vous souhaitez une écho maintenant si une salle est disponible ?
Edena hocha doucement la tête. Elle allait être une mère. C’était si étrange comme sensation. Elle fixait le test. Comment allait-t-elle annoncé la nouvelle? La jeune demoiselle se demandait aussi ou mettre le test. Elle le remit le test dans la boîte et la glissa dans la poubelle. Le ventre rond suffirait de preuve pour Alexander. La jeune demoiselle souriat doucement. La titulaire s’éloignait pour aller vérifier un truc avec une patiente et Edena resta dans le couloir. Beaucoup des filles de son âge, encore sans emploi bien rémunérés se seraient sans aucun doute posé la question entre le garder ou pas. Mais pour Edena, l’idée de porter à mort un enfant était une idée des plus absurdes. Edena ferma les yeux. Elle en arracherait probablement, mais si c’était une fille, elle aurait peut-être la chance de récupérer des choses de Lucia, la fille d’Aleena. On n’a aucune influence sur le temps. Aussi fort que l’on essaie, on ne peut arrêter le temps, on ne peut tourner la page sur un moment qui débute une nouvelle section d’une vie. En marchant vers le coin des échographies, Edena ne pouvait s’empêcher de penser à un milliard de choses, toute et chacune reliée à cette petite vie.
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MessageSujet: Re: Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]    Maybe I'm afraid [PV Addison Montgomery]  Icon_minitimeMer 4 Avr - 0:07

Quand Addison annonça la grande nouvelle, elle remarqua l'absence de surprise sur le visage d'Edena qui de toute façon se doutait bien qu'elle attendait un bébé, il fallait juste une confirmation de ses pensées. Et cette confirmation venait tout juste de se faire. Il allait maintenant falloir qu'elle se prépare à ce que son monde change, un petit être change absolument tout ! Mais dans un premier temps il valait mieux essayer de déterminer le nombre de semaines d'aménorrhée.

Obtenant donc un acquiescement de la jeune femme, la rouquine quitta les lieux pour trouver une salle disponible, par chance une venait de se libérer il y avait quelques minutes.
L'obstétricienne pour s'assurer que tout soit « sans aucune bactérie » passa un coup de lingette sur la table à longer sur laquelle les patientes se mettaient et puis nettoya la sonde ainsi que divers instruments.
Elle fut rapidement rejointe par Edena, et ce, dans la plus grande discrétion. Lui esquissant un sourire, elle la regarda donc prendre place avant de commencer la manipulation.
Disposant donc le gel sur le ventre de miss Miller, Addie put ensuite poser la sonde froide sur la peau de sa « patiente » avant de regarder avec elle l'écran du moniteur.
La réponse ne tarda pas

5e semaine d'aménorrhée déjà... et vous voyez comment il ne ressemble à rien pour le moment ? Mais ça va venir vite.... on va surveiller ça de près. Tout semble normal cela dit.


Ce qui correspondait à 3 semaines de grossesse. Elle percevait un petit embryon de la taille d'un grain de sésame.
Les premiers battements de coeur ne se feraient entendre qu'à la 4e semaine de grossesse de toute façon, il n'y avait pas grand chose à voir finalement mais au moins, on pouvait déterminer si la femme était bel et bien enceinte et l'âge du fœtus. Mais à présent il faudrait des examens supplémentaires dans les semaines à venir et un suivi médical bien entendu. L'obstétricienne fut celle à qui Edena demanda cela d'ailleurs.

Quand est-ce que vous comptez prévenir votre entourage ? Je veux dire, par ici, le personnel de l'hopital


Demanda t-elle. Dans l'hôpital, bien qu'elle voulait garder cela «secret» il était clair qu'elle ne pourrait le faire éternellement car garder les choses discrètes ici étaient quelque peu difficile. Les rumeurs comme toujours circulaient à la vitesse du son.
Quelqu'un toqua a la porte, ce qui est pourquoi le Dr. Montgomery reposa l'instrument sur le plateau et puis alla voir de qui il s'agissait en gardant la porte juste entre-ouverte. Une infirmière la demandait pour un accouchement qui s'avérait compliqué, la femme était d'ailleurs en chemin et allait arriver à l'arrière d'un taxi.
Refermant alors la porte, Addie regarda Edena demandant alors si cette dernière avait besoin de quelque chose avant qu'elle ne parte. Visiblement ce n'était pas le cas.
L'obstétricienne quitta donc la salle au bout de quelques minutes disant à Edena qu'elle pensait absolument tout ce qu'elle avait dit auparavant et que elle était pour quelque raison que ce soit. Mais elle savait que sa résidente lui faisait confiance, ce n'était d'ailleurs pas pour rien que la jeune brunette était venue la chercher.
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